Faute de pouvoir licencier une enseignante, une directrice démissionne

La directrice de l’école primaire communale de Zoersel (Anvers) a démissionné de ses fonctions parce qu’elle ne pouvait obtenir le licenciement d’une de ses institutrices. L’enseignante était nommée et avait reçu deux évaluations négatives.

D’après la directrice, l’enseignante était incompétente et avait reçu deux évaluations négatives.

L’enseignante avait été en appel contre cette décision auprès du collège et avait obtenu gain de cause notamment parce qu’elle n’avait pas bénéficié d’un accompagnement entre ces deux évaluations négatives alors qu’elle en avait pourtant fait la demande de manière explicite.

La bourgmestre de Zoersel Liesbeth Verstreken (N-VA) regrette que le collège n’ait retenu qu’un seul aspect de l’affaire. Selon elle, l’enseignante avait bien bénéficié d’un accompagnement.

La direction de l’école a alors introduit une requête auprès du Conseil d’Etat pour empêcher le maintien de l’enseignante arguant du caractère urgent de l’affaire mais le Conseil d’Etat a au contraire obligé la direction de l’école à maintenir l’enseignante en poste le 1er septembre. Il a en effet estimé que le caractère "urgent" de la requête n’était pas prouvé.

Désabusée, la directrice de l’école a préféré démissionner. L’établissement craint pour sa réputation, mais aussi pour les conséquences pédagogiques dont pourraient souffrir les élèves.

L’association des directions des écoles néerlandophones regrette qu’il soit impossible actuellement de licencier des enseignants nommés qui ne travaillent pas correctement.

L’association voudrait que les règles de licenciement dans l’enseignement soient semblables à celles appliquées dans le secteur privé.