"De Wever s'affranchit de toute responsabilité"

La députée européenne Kathleen Van Brempt (SP.A) est choquée par les déclarations de Bart De Wever sur la question de l'asile. Selon elle, les propos du président de la N-VA font passer les réfugiés pour des criminels et des terroristes. "On crée ainsi un climat propice à ce que les citoyens s'en prennent aux centres d'accueil, comme cela s'est passé en Allemagne", prévient-elle.

Bart De Wever a critiqué la politique de l'Union européenne en matière d'asile dans l'émission Terzake mercredi soir. "L'Europe doit envisager une autre approche, sinon il sera presqu'impossible d'empêcher les Etats membres de surveiller leurs frontières", a-t-il dit. "Je suis pro-Schengen mais si la libre circulation devient aussi la libre circulation des criminels et des terroristes, il faut y mettre des limites".

Kathleen Van Brempt estime que De Wever "s'affranchit une fois de plus de toute responsabilité", en reportant la faute sur l'Europe.

Même lorsqu'il s'agit de l'écart important existant entre le nombre de demandeurs d'asile présents dans les différents Etats membres". Ce sont pourtant ces mêmes Etats qui ont refusé un plan de répartition honnête, rappelle la député socialiste.

"Au parlement européen, une majorité de députés soutient l'idée d'un plan de répartition obligatoire avec un quota pour chaque Etat membre et qui tienne compte de plusieurs facteurs", poursuit Madame Van Brempt.

"Si De Wever est favorable à un tel plan, qu'il fasse en sorte que la Belgique se comporte en meneur au Conseil européen. Il aura en tous cas l'appui tant de la Commission que du Parlement. Mais nous ne verrons pas De Wever faire ce pas".

Kathleen Van Brempt regrette, en tant que chef du groupe SP.A anversois, que De Wever refuse "toute solidarité" de la ville avec des réfugiés supplémentaires.

"A l'instar de son discours dans Terzake, il continue à entretenir cette opposition 'nous-eux'".