Fin de la crise entre Peeters et De Croo?

Après plusieurs semaines de vacances, le conseil des ministres s’est réuni ce vendredi notamment pour concrétiser le dossier sur le taxshift. Hier soir, une concertation de crise s’est discrètement tenue afin de rétablir la confiance entre les vices-Premier ministres Kris Peeters (CD&V) et Alexander De Croo (Open VLD).

La semaine dernière, le ministre de l’Emploi et de l’Economie Kris Peeters s’en était vivement pris dans les colonnes du Soir à son partenaire de coalition, le ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo.

Le CD&V avait fait du taxshift, le glissement de la fiscalité sur le travail vers d'autres sources de revenus, l'une de ses priorités. A peine l'accord conclu, une liste de ce que les chrétiens-démocrates n'avaient pas obtenu (une "shit list") a toutefois fuité sur un site internet. Alexander De Croo avait été pointé du doigt, même s'il a démenti être à l'origine de ces informations. Depuis, les deux vice-Premiers étaient en froid.

Afin d’entamer les nouvelles réunions en toute sérénité, une concertation de crise s’est discrètement tenue hier soir afin de rétablir la confiance. D’après le journaliste politique de la VRT, Johny Vansevenant, ces questions personnelles sont désormais réglées. "Tout le monde veut à nouveau se pencher sur le dossier", souligne-t-il.

A la sortie du conseil des ministres, Alexander De Croo a minimisé l’incident. D’après lui, la confiance est rétablie. "Celle-ci est nécessaire si l’on veut prendre des décisions. Le fait que nous en prenons montre que la confiance est là", a-t-il déclaré.

De son côté, Kris Peeters s’est également exprimé à son arrivée à la réunion : "La confiance et la loyauté sont des éléments essentiels pour réaliser des percées dans les dossiers difficiles", a-t-il rappelé.

D’aucuns espère que cette fin de crise est bien réelle, car les ministres ont du pain sur la planche. Plusieurs dossiers annoncent un automne chaud. Le gouvernement devra notamment concrétiser les mesures sur le taxshift d’ici mi-octobre, mais également gérer d’autres problématiques telles que l’accueil des demandeurs d’asile ou encore la menace d’un black-out.