Des petits boulots en échange de l’asile

Peindre le centre d’accueil, ramasser les détritus, donner un coup de main dans les maisons de repos, les demandeurs d’asile qui seront accueillis dans la commune de Maarkedal, en Flandre orientale seront "gentiment" invités à se mettre au travail en échange de l'accueil qu'ils reçoivent. C’est ce qu’a confié le président du CPAS de la commune Joris Nachtergaele (N-VA) aux quotidiens Het Nieuwsblad et De Standaard.

Le fait que ces petits boulots soient demandés gentiment n’est pas étonnant. Il n’y a en effet aucun cadre juridique pour mettre les demandeurs d’asile au travail. Mais le président du CPAS Joris Nachtergaele n’a pas l’intention d’attendre.

"Légal ou pas nous allons activer ces personnes. Nous pensons aussi que ces demandeurs d’asile pourraient venir raconter leur histoire dans les écoles ce qui ne fera qu’accroître la solidarité de la population" a déclaré Joris Nachtergaele à la VRT.

Le président du CPAS a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une mesure vexatoire. "C’est bon pour le bien être de ces gens. Quel intérêt ont- ils à rester toute la journée isolés dans une petite chambre avec un frigo et un poste de télévision ?"

D’après les journaux De Standaard et Het Nieuwsblad, Maarkedal ne serait pas la seule commune flamande à estimer que les demandeurs d’asile ne doivent pas rester sans occupation.

D’après un sondage réalisé auprès de 91 présidents de CPAS, un tiers d’entre eux pensent que les communes font déjà assez d’efforts pour accueillir les demandeurs d’asile.
 

Pas de travail obligatoire pour les demandeurs d'asile

Selon le cabinet de Theo Francken, il n'est pas question de rendre le travail obligatoire à Maarkedal. "Les travaux ne seront pas imposés, mais seulement recommandés pour augmenter les chances d'intégration et ensuite d'accès au marché du travail", a-t-on commenté au cabinet du secrétaire d'Etat N-VA.

Aux yeux du président du CPAS de Maarkedal, il n'a jamais été question d'une obligation. "Nous voulons dès le jour un examiner quelles sont les possibilités que nous pouvons donner pour créer un réseau. Nous inviterons les demandeurs d'asile avec une amicale insistance à adopter une forme d'emploi, mais s'ils disent 'non', ce sera 'non'. En tant que président de CPAS, je sais aussi qu'il existe des profils qui ne sont pas adaptés pour le marché du travail. Il y a des gens qui présentent des traumatismes lourds parmi les demandeurs d'asile", a précisé Joris Nachtergaele.