Les musulmans sont libres de procéder ou non à l'abattage rituel

Le Conseil des théologiens de l'Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) laisse le choix aux musulmans de procéder à l'abattage rituel ou pas en vue de la fête du sacrifice le 23 septembre. Les musulmans peuvent aussi envoyer de l’argent à l’étranger et déléguer quelqu’un pour y égorger un mouton à leur place ou se rendre à la mosquée pour y prier.

Durant la fête du sacrifice, qui a lieu cette année le 23 septembre, chaque musulman pratiquant est tenu d’égorger un moutons. Traditionnellement cela se faisait sans étourdir l’animal.

Or, le ministre flamand du bien-être animal Ben Weyts (N-VA) a décidé d’interdire l’abattage des moutons sans étourdissement préalable dans les abattoirs temporaires. Suite à cette interdiction il y a un manque de place dans les abattoirs officiels.

A l'issue d'une réunion lundi soir, le Conseil des théologiens a décidé qu'il ne serait pas obligatoire pour les musulmans de procéder à l'abattage rituel d'un mouton pour la Fête du sacrifice qui a lieu cette année le 23 septembre.

"Même si en principe, les musulmans qui ont la capacité financière sont obliger de sacrifier un animal, nous savons que dans certains régions du pays les musulmans n’ont pas cetet possibilité ou ne l’ont pas suffisamment. Dès lors nous leur laissons le choix, ils ne sont pas non, plus obligés de faire un don. Par contre ils peuvent déléguer quelqu’un pour égorger un mouton à leur place à l’étranger, ou alors se rendre simplement à la mosquée pour y prier" a expliqué Mohamed Achaibi de l'Exécutif.

Weyts : "C’est une bonne chose pour le bien-être animal"

Le ministre flamand du bien-être animal Ben Weyts (N-VA) estime que "la décision du Conseil des théologiens de l'Exécutif des musulmans de Belgique est une bonne chose pour le bien-être animal".

Le ministre réfute la critique selon laquelle il n’y a pas eu assez de temps pour organiser la fête du sacrifice. "J’avais annoncé ma décision d’interdire l’abattage sans étourdissement dans les abattoirs temporaires il y a un an. Mais on a sans doute pensé que je finirais par céder," a déclaré le ministre.

Ben Weyts n’a pas non plus l’intention de céder face aux menaces de poursuites juridiques. "Je pense que j’ai eu raison de tenir bon. Je vais continuer à le faire et les menaces de procès n’y changeront rien".