Les premiers réfugiés sont arrivés à Sijsele jeudi soir

Les premiers demandeurs d’asile sont arrivés jeudi soir à la caserne de Sijsele (photo principale), près de Damme en Flandre occidentale. L’annonce en avait été faite mercredi soir lors d’une réunion d’information avec les riverains. Le centre, aménagé à la hâte, peut accueillir temporairement jusqu'à un maximum de 400 réfugiés.

Le bourgmestre Joachim Coens (CD&V) de Sijsele a accueilli les premiers demandeurs d'asile dans sa commune jeudi soir. "C'est émouvant de voir ces gens arriver", réagissait-il.

"Ce sont des gens qui sont à la recherche, qui ont effectué de longs trajets et ont une longue histoire. Ici ils trouveront peut-être un peu de calme. C'est important".

La caserne de Sijsele est un centre de transition provisoire, où "les gens ne resteront en principe que très peu de temps, en fonction de leur procédure, avant d'être envoyés ailleurs", précisait encore Coens. Normalement, ce centre n’aurait dû ouvrir ses portes que ce vendredi, mais les premiers bus en provenance de Bruxelles sont donc déjà arrivés jeudi soir.

Le camp installé sur le terrain militaire offre 400 places d'hébergement. La sélection du personnel à embaucher est encore en cours à Bruges, mais la Croix-Rouge veillera jusqu'à lundi au bon fonctionnement du centre, à l'aide de volontaires. Le nouveau personnel entamera le travail lundi.

La réaction des riverains de Sijsele a été généralement prudente, mais positive. "Ils sont les bienvenus ici, mais temporairement. J’espère que ces gens pourront retourner un jour dans leur propre pays, si la paix revient là-bas", déclaraient les uns. "Il faut se mettre à leur place. Ils doivent avoir leur chance comme tout le monde", disaient les autres.

Certains pourtant exprimaient leurs préoccupations. "Etant donné qu’ils viennent de zones à risque, dans quelle mesure ont-ils été passés au crible pour savoir s’il n’y a pas de militants de l’Etat islamique parmi eux ?"

En Wallonie, les premiers demandeurs d’asile sont arrivés à Tournai. Ils ont été accueillis par les équipes de la Croix-Rouge et par de nombreux sympathisants.

Ce jeudi, les premiers demandeurs d'asile sont également arrivés dans la caserne d'Elsenborn, dans la commune de Bütgenbach. Cette caserne située dans la partie germanophone du pays devrait accueillir dans un premier temps 250 demandeurs d'asile, précisait Fedasil. "Dans un second temps, à partir du 1er octobre, quelque 250 places viendront s'ajouter aux premières".

L'Agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile doit engager pour ce centre "69 collaborateurs temporaires pour le bon accompagnement et l'encadrement" des personnes hébergées. En attendant l'entrée en service de ces nouveaux collaborateurs, "une équipe composée de collaborateurs expérimentés venus d'autres centres de Fedasil" veillera au bon fonctionnement du centre.

Elsenborn est une caserne militaire actuellement en activité, mais les quatre bâtiments dans lesquels les demandeurs seront accueillis sont complètement séparés du reste de la caserne, précise Fedasil.

Le Parlement flamand avance la reprise de ses travaux

Les commissions compétentes en matière d’accueil du Parlement flamand (photo) se réuniront vendredi prochain pour examiner les mesures à prendre pour faire face à l’afflux de réfugiés.

La Flandre est en effet compétente dans de nombreux domaines qui concerne l’accueil des demandeurs d’asile reconnus. Que ce soit l’enseignement, les cours de citoyenneté et l’accompagnement vers la recherche d’un emploi.

A la demande des écologistes et des socialistes flamands, un débat sur le sujet aura lieu le vendredi 11 septembre.