La Stib exige des mesures contre les agressions d’agents

En réaction à la grève de ce vendredi au dépôt de Haren, la société bruxelloise de transports en commun annonce vouloir tout faire pour obtenir des réponses judiciaires exemplaires aux agressions répétées de ses agents. L’arrêt de travail de ce vendredi fait suite à l’agression d’un chauffeur, jeudi après-midi, sur la ligne de bus 42 à proximité du terminus Musée du Tram.

Le conducteur victime d’une agression jeudi après-midi est en incapacité de travail pour une semaine. La police de la zone Montgomery confirme qu'une enquête judiciaire est en cours, mais leurs services refusaient de communiquer vendredi sur le dossier à ce stade. La Stib a, quant à elle, l'intention de porter plainte et de se constituer partie civile dans le suivi en justice de cette agression.

Françoise Ledune de la Stib indique cependant que la direction ne cautionne pas la grève. "Notre métier est de rendre un service public. On pense que la grève n'est pas la meilleure manière pour obtenir le soutien de la population. Mais, on comprend l'indignation et on est nous-mêmes indignés par ces agressions à répétition. On va prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser cette escalade de violence. C'est vraiment quotidien, de l'ordre de plusieurs agressions par jour. On veut que nos agents puissent exercer leur métier sereinement et que leurs agresseurs soient punis de manière exemplaire. La législation prévoit d'ailleurs que les peines soient doublées pour tout membre des services publics. La direction a fait savoir au personnel que chaque fait de violence ferait dorénavant systématiquement l'objet d'une plainte auprès du procureur du roi".

Le conducteur en cause dans l’incident avec le chauffeur du bus 42 a contacté l'agence Belga pour donner sa version des faits. Il n'a pas encore été convoqué à la police pour audition. Il déclare être victime et avoir pris un avocat pour attaquer la Stib en justice.

Quelles perturbations ?

Des perturbations étaient enregistrées vendredi matin sur le réseau de bus de la STIB en raison d'une action spontanée au dépôt de Haren. Les métros et trams ne sont eux pas concernés par l'action. L'arrêt de travail fait suite à l'agression d'un chauffeur jeudi après-midi sur la ligne 42 à proximité du terminus Musée du Tram.

"La délégation CSC Services publics de Haren ne peut accepter ni cette agression (...), ni certains manquements dans la gestion de cette agression, ni le délai d'intervention de la patrouille suite au sous-effectif, ni l'attitude scandaleuse de la police qui, au lieu d'interpeller immédiatement l'agresseur d'un agent de la Stib dans l'exercice de ses fonctions, l'a laissé s'en aller en suivant sa version (...)", dénonçait Oliver Rittweger de Moor.

L'arrêt de travail provoquait des perturbations sur les lignes de bus 12, 21, 28, 42, 45, 47, 53, 57, 58, 59, 64, 65, 66, 69, 76, 77 et 79, qui ne sont pas exploitées. Les lignes 27, 29, 63, 80, 88 étaient quant à elles partiellement en service.