Un pré-accueil ouvert près de l’Office des étrangers

Le gouvernement fédéral a pris ce vendredi une série de nouvelles mesures pour pallier aux problèmes dans l’accueil des très nombreux candidats à l’asile qui arrivent depuis des semaines en Belgique. Le bâtiment WTC3, situé près de l’Office des étrangers, sera ainsi ouvert pour accueillir 500 personnes qui attendent de pouvoir se faire enregistrer à l’Office et qui passent actuellement la nuit dans un parc avoisinant la gare du Nord (photo principale).

Le gouvernement fédéral veut pouvoir offrir un pré-accueil « correct » aux demandeurs d’asile qui attendent quotidiennement devant les portes de l’Office aux étrangers à Bruxelles de pouvoir se faire enregistrer, expliquait le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders (MR) à l’issue du conseil des ministres de ce vendredi.

L’Office n’accepte d’enregistrer que 250 personnes par jour, bien qu’il y ait nettement plus de candidats à l’asile actuellement. D’où les longues files d’attente devant les portes de l’administration chaque matin. Les candidats auxquels l’Office demande de revenir le lendemain campent depuis des jours dans un parc avoisinant. Une situation qui ne pouvait plus durer, estimaient notamment les ministres Didier Reynders et Kris Peeters (photo).

Le gouvernement fédéral a donc pris ce vendredi après-midi une nouvelle série de mesures pour pallier les manquements observés dans l'accueil des candidats à l'asile, de plus en plus nombreux à fuir les conflits du Moyen-Orient pour l'Europe. Le bâtiment WTC3, situé à proximité de l'Office des Etrangers, pourra accueillir 500 personnes.

Ce bâtiment qui satisfera aux conditions d'hygiène et proposera des lits, sera très certainement ouvert la nuit, à partir de lundi soir, et peut-être également le jour en vertu de concertations qui se poursuivent avec la Ville de Bruxelles.

Le gouvernement fédéral également décidé de nouvelles mesures humanitaires, débloquant un budget supplémentaire de 30 millions d'euros pour l'aide humanitaire organisée pour la crise syrienne.