Vlinks, le mouvement des flamingants de gauche

Dans le cadre de la crise de l'asile, plusieurs nationalistes flamands de gauche ont créé "Vlinks", une nouvelle branche du Mouvement flamand. Ils souhaitent développer un réseau de solidarité pour la lutte contre la pauvreté, peut-on lire mardi dans De Standaard.

Les membres de Vlinks se distancient des propos de la N-VA, notamment sur la problématique des réfugiés. "Le Mouvement flamand peut se vanter d’une longue tradition d’émancipation. Actuellement, celle-ci ne se retrouve plus au sein de la N-VA", indique le porte-parole Johan Velghe.

Le groupe a publié une carte blanche dans De Standaard sous le titre "La lutte flamande ne sert pas à attiser le racisme" ("De Vlaamse strijd dient niet om racisme aan te wakkeren".)

"En tant que flamingant, nous voulons montrer que la Flandre doit être une région ouverte", écrivent les signataires. "Ce n'est effectivement pas de notre faute si des enfants meurent en Méditerranée, mais la responsabilité de l'Occident dans le chaos au Moyen Orient ne doit pas être minimisée".

"Le manque de solidarité dans certains pays européens ne peut être une excuse pour que les Flamands restent apathiques et indifférents. Et la lutte flamande ne peut pas être utilisée ou détournée pour attiser le racisme, l'exclusion et la xénophobie", ajoute le texte.