"Il faut un autre hébergement pour les réfugiés qui campent à Bruxelles"

Une alternative au WTC III qui, depuis lundi soir, contient quelque 500 lits mis à la disposition des demandeurs d'asile, est envisagée. Le but est de proposer à ces derniers un meilleur pré-accueil, a indiqué le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur. Une réunion s'est tenue samedi soir avec le premier ministre Charles Michel ainsi que différentes ONG et la plateforme citoyenne impliquées dans le dossier.

"Lors de la réunion, toute les parties impliquées dans le dossier s'accordaient sur le fait qu'une solution de pré-accueil des demandeurs d'asile devant s'inscrire à l'Office des Etrangers devrait fonctionner 24 heures sur 24. Il faut également leur proposer des lieux de vie et pas uniquement un lit de camp. Pour cela, il faut un espace suffisant et le WTC III ne correspond pas à ces besoins ni au nombre de personnes", a indiqué le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur.

"Nous cherchons donc d'autres pistes et d'autres bâtiments susceptibles de les accueillir dans de bonnes conditions pour la période de pré-accueil, qui devrait être la plus limitée possible mais qui s'étale actuellement sur une semaine", a-t-il ajouté.

Le cabinet Michel n'a pas souhaité commenter la teneur de la réunion. "Nous souhaitons travailler en coopération constructive et ce dans l'objectif de trouver des solutions le plus rapidement possible à la question de l'hébergement des demandeurs d'asile", a précisé Frédéric Cauderlier, en charge de la communication du premier ministre Charles Michel.

Depuis lundi soir, quelque 500 lits sont à la disposition des demandeurs d'asile au premier étage du bâtiment de bureaux WTC III, dont l'accueil est géré par la Croix Rouge par le biais d'une trentaine d'employés présents quotidiennement sur les lieux. Une quinzaine de douches y seront installées dans les jours qui viennent et la distribution de soupe et de sandwiches y sera assurée dès ce week-end. Le bâtiment se trouve à côté du parc Maximilien, en face de l'Office des Etrangers, où campent depuis une dizaine de jours entre 800 et 1.000 demandeurs d'asile.