Tim Wellens s'impose sous la pluie à Montréal

Notre compatriote Tim Wellens de l’équipe Lotto-Soudal a triomphé de l'orage et des favoris du Grand Prix de Montréal pour remporter l'épreuve canadienne, classée World Tour, en devançant au sprint son compagnon d'échappée, le Britannique Adam Yates (Orica-GreenEdge), dimanche.

Wellens (24 ans), qui succède au palmarès à l'Australien Simon Gerrans, signe un nouveau succès sur le World Tour après ses victoires en 2014 et 2015 à l'Eneco Tour (Benelux).

"Avec deux succès d'étape à l'Eneco et le classement général de ces dernières éditions, Montréal est mon cinquième succès en World Tour. Mais, vu la météo apocalyptique, il a une saveur vraiment particulière", a expliqué le coéquipier de Tony Gallopin.
Jamais, en effet, cette course n'avait été disputée dans des conditions aussi dantesques, sous la pluie et de violents orages (qui ont perturbé la retransmission télévisée), faisant davantage penser à Paris-Roubaix ou Gand-Wevelgem, qu'à une compétition de fin d'été.

"J'aime ces conditions. Il y avait de l'air. Je préfère ça aux grosses chaleurs. Et le parcours, difficile (3000 m de dénivelé positif, NDLR) me convenait bien aussi", s'est réjoui Wellens.

Ce grimpeur au style élégant est l'un des grands espoirs du cyclisme belge. Au printemps, il avait pris la dixième place de Paris-Nice, avant de se classer 15e de Milan-SanRemo.

Wellens inscrit son nom au palmarès d'une épreuve qui avait auparavant sacré le Néerlandais Robert Gesink, le Portugais Rui Costa, le Norvégien Lars Peter Northaug et le Slovaque Peter Sagan.

L'attaque la plus sérieuse a concerné le Français Thomas Voeckler, l'Italien Manuel Quinziato, le Belge Louis Vervaeke (équipier de Wellens), rejoints ensuite par l'Ukrainien Andriy Grivko. Ces quatre attaquants ont compté plus de deux minutes d'avance à 60 bornes de la ligne.

Ils ont été finalement repris à l'entame du dernier des 17 tours de circuit, à 12 km de la ligne, un peu avant le moment choisi par Yates pour placer une attaque, dans l'ascension de la côte Camillien-Houde (1,8 km à 8%).

Le jeune Britannique (23 ans), vainqueur cet été de la Classica San Sebastian, a vite été rejoint par Wellens qui l'a ajusté au sprint.
"J'ai senti dans les relais que j'étais plus puissant que Yates, a expliqué Wellens. Mais c'était un sprint compliqué.

Les poursuivants étaient dans nos roues. Il m'a fallu une bonne dose de sang-froid."

Wellens, qui n'a pas été retenu par le sélectionneur belge Carlo Bomans pour les championnats du monde de Richmond (27 septembre), a fait du Tour de Lombardie (4 octobre) le "gros objectif" de sa fin de saison.

(c)Tim De Waele
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