Des dizaines d’Irakiens optent pour un retour volontaire au pays

Au cours des prochaines semaines, environ 78 Irakiens effectueront un retour volontaire vers leur pays d’origine, à l’instar de 90 autres personnes de nationalité irakienne qui avaient déjà volontairement pris un vol de retour cette année. L’information est rapportée notamment par le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA). Depuis que le Commissariat général aux Réfugiés et aux Apatrides a gelé les dossiers d’hommes seuls venant de Bagdad - qui racontaient tous une même histoire peu crédible -, ces Irakiens estiment avoir peu de chances d’obtenir l’asile en Belgique.

L'information est à mettre en lien avec l'afflux actuel de candidats réfugiés en Europe et en Belgique, dont un certain nombre d'Irakiens. Au cours des premiers huit mois de cette année, quelque 2.160 personnes d’origine irakienne ont demandé l'asile en Belgique. En août, elles représentaient près de la moitié du total des demandes enregistrées par l'Office des étrangers.

Début septembre, le Commissariat général aux Réfugiés et aux Apatrides (CGRA) - l'instance qui examine les demandes et accorde ou refuse le statut de réfugié et la protection subsidiaire - a toutefois décidé de geler temporairement les décisions concernant les demandes d'asile des Irakiens de Bagdad. Il était en effet apparu que nombre d'entre eux évoquent la même histoire, "d'une manière assez stéréotypée" et sans "suffisamment d'éléments crédibles indiquant un risque réel". Le CGRA a donc gelé les décisions pour ce groupe de demandeurs en attendant de disposer des informations nécessaires pour trancher.

Selon le Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken (photo), il est probable que l'intérêt accru des Irakiens pour le retour volontaire ait un rapport avec ce gel des décisions, même si la tendance à la hausse avait déjà été observée en juillet et août.

D’ici peu, une concertation devrait avoir lieu entre les bureaux chargés de traiter les demandes d’asile dans divers pays européens. D’autres pays de l’Union ont en effet constaté le même afflux de candidats à l’asile venant de Bagdad avec un même récit stéréotypé.