Trois évêques belges en mission de solidarité en Irak

Messeigneurs Guy Harpigny (Tournai), Jozef De Kesel (Bruges) et Léon Lemmens (Brabant flamand et Malines) ont entamé ce jeudi (photo principale) un voyage de trois jours dans le nord de l’Irak. Ils y seront les hôtes de l’Eglise catholique-chaldéenne, qui accueille des milliers de réfugiés sur place. Les évêques belges veulent attirer l’attention sur la pression à laquelle doit faire face actuellement la diversité religieuse en Irak et en Syrie.

La Conférence épiscopale de Belgique a annoncé mercredi dans un communiqué que les évêques Guy Harpigny, Jozef De Kesel et Léon Lemmens (évêque auxiliaire pour le vicariat du Brabant flamand et de Malines) seront les hôtes de l'Eglise catholique-chaldéenne en Irak du nord.

"Nous ne pouvons pas abandonner les chrétiens du Proche-Orient à leur sort", disent les évêques. La Conférence épiscopale de Belgique a accepté l'invitation émanant du Patriarche des Chaldéens à Bagdad, Louis Raphaël I Sako, et de l'archevêque chaldéen d'Erbil, Mgr Bashar Matti Warda, à venir "encourager sur place les chrétiens dans le nord de l'Irak, ainsi que les nombreux réfugiés - chrétiens ou non".

La communauté catholique est particulièrement active dans la région, notamment par l'intermédiaire de la Fondation catholique de Droit Pontifical Kerk in Nood (Aide à l'Eglise en détresse) - qui a collaboré à l'organisation de ce voyage - et des organisations non-gouvernementales Caritas International et Jesuit Refugee Service. Les évêques visiteront entre autres des projets de ces trois organisations caritatives.

Pas sans risque

La visite effectuée par les trois évêques belges n’est pourtant pas dépourvue de risque. Et ils en sont conscients. "L’Irak du nord reste une région à risque. Mais on nous a certifié que la région autour d’Erbil n’est pas dangereuse et nous serons également bien protégés", expliquait l’évêque Jozef De Kesel (photo archives).

"Nous allons justement dans cette région parce que la population y est en difficulté. Nous n’allons pas attendre jusqu’à ce que tous les problèmes soient résolus".

La présence de communautés chrétiennes dans le nord de l’Irak date du début de notre ère et pendant de longs siècles elles ont pu exercer leur religion de façon paisible. Mais ce modèle de société est actuellement en danger. "La perte de la diversité religieuse au Moyen-Orient serait non seulement une catastrophe pour les chrétiens, mais aussi pour toute l’humanité", ont déclaré les trois évêques belges avant leur départ.