Fortunes diverses pour les clubs belges en Europa Ligue

Le Sporting d’Anderlecht méritait mieux d'un nul 1 partout mais a été rejoint en fin de match par l’AS Monaco dans le cadre de la 1e journée de l'Europa League, jeudi soir. Et puis rien ne va plus pour Bruges sèchement battu 5 à 0 à Naples.

Anderlecht a partagé l'enjeu jeudi face à Monaco (1-1) dans le cadre de la 1e journée de l'Europa League de football. Guillaume Gillet a donné l'avance au Sporting (11e) et Lacina Traoré a égalisé en fin de rencontre (85e).

Les deux coaches avaient opté pour un 4-3-3. Mais si celui de Besnik Hasi était attendu, celui de Leonardo Jardim était inédit avec Ivan Cavaleiro en pointe, épaulé par Bernardo Silva à droite et Fabio Coentrao à gauche.

Comme Anderlecht a laissé venir, l'ASM s'est efforcée de jouer haut. Mais ce sont les Bruxellois qui ont tiré les premiers, une frappe lointaine de Steven Defour sans danger (3e).

Si de prime abord, les Mauves semblaient légèrement fébriles, ils ont commencé à esquisser quelques combinaisons intéressantes. Oublié par Elderson dans la surface, Gillet n'a ainsi pas hésité à concrétiser du droit un centre travaillé de Dennis Praet (1-0, 11e).

Anderlecht a continué à pousser et s'est créé une seconde occasion dans la foulée par Stefano Okaka, qui a centré vers Luis Suarez. Esseulé, l'Argentin a dévissé son tir (13e).

Bien en place, les Mauves n'ont pas permis aux Monégasques de s'approcher de leur but. Silvio Proto a ainsi juste eu à effectuer des interventions de routine dans les pieds de Cavaleiro (40e) et sur une reprise peu appuyée de Silva (42e).

A la reprise, Okaka a arraché le premier coup de coin (53e) avant de décocher un tir à ras de terre qui a ennuyé Danijel Subasic (55e). L'attaquant italien a ensuite été à la base d'un beau mouvement que Suarez a clôturé d'un tir juste à côté (57e).

Anderlecht insista mais sans inquiéter Subasic. Traoré en revanche, n'a pas manqué de prolonger dans le but un ballon repoussé par Proto sur un tir d'El Shaarawy (84e) pour égaliser (1-1) juste après le remplacement de Defour par Michaël Heylen.

En toute fin de rencontre, Imoh Ezekiel qui venait d'entrer au jeu à la place de Youri Tielemans a manqué l'occasion de donner à Anderlecht une première victoire en six matches face à une équipe le Ligue 1 française.

"Nous méritions la victoire"

"Au vu des occasions, nous méritions la victoire. Mais nous avons oublié de clôturer la rencontre. Dommage", a regretté Besnik Hasi.

"Nous avons joué un bon match. Monaco a beaucoup conservé le ballon mais, mis à part sur le but, il ne s'est pas créé plusieurs chances.

En première période, nous étions bien organisés et nous formions un bloc solide. Après le repos, nous avons hérité de suffisamment de chances via Suarez et Okaka. Nous aurions dû marquer. Nous devons apprendre à tuer une rencontre lorsque nous jouons bien", a poursuivi Hasi.

"Je n'ai pas un véritable buteur, mais s'ils en mettent dix chacun sur la saison, ce n'est pas un problème. Nous savions qu'Okaka n'était pas une machine à marquer mais il a très bien joué et il a livré une très bonne prestation. Il a fait en sorte que ses équipiers jouent mieux."

Rien ne va plus pour le FC Bruges

Le FC Brugeois a entamé sa campagne en Europa League jeudi par une sévère défaite à Naples (5-0). Les buts ont été inscrits par José Callejon (5e, 77e), Dries Mertens (19e, 25e) et Marek Hamsik (53e). Remplacé à la 75e, Mertens a été un des grands artisans de ce succès.

Outre ses deux buts, le Diable rouge a en effet donné le ballon sur le 4e goal et il a multiplié les belles combinaisons. Sans un arrêt réflexe de Sinan Bolat, il aurait encore alourdi le score (58e).

Callejon a été le premier Napolitain à se mettre en évidence par une accélération sur le flanc droit ponctuée par un tir hors cadre. Le deuxième essai a été plus heureux, l'Espagnol ouvrant la marque d'un lob au second poteau, qui a surmonté Bolat (1-0, 5e).

Après le but d'ouverture, Naples a reculé son centre de gravité, ce qui a permis à Bruges de réagir. Thomas Meunier a ainsi distillé coup sur coup deux bonnes passes dont Leandro (7e) et à Abdoulaye Diaby (11e) n'ont pas tiré profit. Dans la foulée, Victor Vazquez n'a pas exploité une perte de balle de David Lopez (13e).

Naples était sous pression mais Kalidou Koulibaly (11e) et Elseid Hysaj (14e) ont servi de paravent à Pepe Reina, qui n'a pas eu de parade à effectuer. Si les arrières napolitains étaient attentifs, les avants étaient tout aussi appliqués en reconversion offensive. Sur un service de Callejon (19e), Mertens a ainsi placé le ballon du droit au fond des filets (2-0). La fête n'était pas finie pour le Diable rouge qui d'une reprise de volée a signé un doublé (3-0) 6 minutes plus tard.

Bruges a tenté de relever la tête à la reprise mais sur une passe de Mertens (53e), Ruud Vormer et Bolat ont offert un cadeau à Hamsik, qui a tranquillement conclu (4-0).

La supériorité de Naples était indiscutable. Si Gonzalo Higuain a expédié le ballon sur le poteau (70e), Callejon (77e) , impitoyable, a lui aussi signé un doublé (5-0).

"Nous nous sommes heurté à une équipe de Naples très forte"

Michel Preud'homme a expliqué cette défaite par les nombreuses fautes défensives de son équipe.

"Pour obtenir un résultat ici, nous devions être au top sur le plan défensif. Ce que nous n'avons assurément pas été", a déploré l'entraîneur sur le site du club. "La phase initiale a été décisive. Deux de leurs passes se sont transformées en buts alors que des nôtres n'ont rien donné. Du coup, la confiance tombe bien bas et vous vous mettez en difficulté. Nous aurions dû être nettement meilleurs sur le plan défensif".

"Nous nous sommes de surcroît heurtés à une équipe de Naples très forte, qui a rapidement pris confiance", a poursuivi l'entraîneur des "Blauw en Zwart".

"Leur passing était très précis et les ballons arrivaient à destination. En seconde période, nous avons essayé d'apporter du poids en alignant des joueurs défensifs, mais chaque ballon en profondeur était dangereux.

Leur compartiment offensif a été très fort. Nous devons maintenant trouver des solutions. Nous avons travaillé dur, mais peut-être devons-nous travailler encore davantage ou autrement pour recouvrer la confiance."