Manifestation nationale : transports en commun perturbés

Le front commun syndical organise ce mercredi une grande manifestation nationale, à Bruxelles, pour protester contre les mesures d’austérité qui touchent selon lui surtout les plus faibles, alors que le gouvernement Michel fête son premier anniversaire. Dans la capitale surtout, mais aussi dans le reste du pays, les transports en commun seront très perturbés et les embouteillages nombreux. Il faut éviter de venir à Bruxelles en voiture mercredi.

"La STIB s'attend à de fortes perturbations du réseau de bus, trams et métros, ce mercredi 7 octobre en raison de la manifestation nationale organisée en front commun syndical à Bruxelles pour protester contre les mesures du gouvernement fédéral. Des collaborateurs de la Société bruxelloise de transport public, dont des conducteurs et des chauffeurs, participeront à la manifestation", a annoncé la société bruxelloise de transports dans un communiqué.

"La Stib conseille vivement à ses clients qui en ont la possibilité de prévoir des alternatives pour se déplacer. Elle mettra tout en œuvre pour informer au mieux les voyageurs en temps réel, sur ses différents supports de communication, et cela dès 6h du matin", a-t-elle ajouté.

Du côté du TEC en Wallonie, il est conseillé de s'informer via le site internet www.infotec.be. De "grosses perturbations" sont d'ores et déjà annoncées au TEC Charleroi et au TEC Liège-Verviers. Le TEC Hainaut annonce pour sa part que 50% des bus sortiront des dépôts de Mons et d'Eugies. Seuls 30% des bus circuleront dans la région du Centre et 10% en Hainaut occidental. L'ensemble des bus opérés par le privé circuleront. Du côté du TEC Brabant wallon, le réseau ne sera perturbé que partiellement, les bus Conforto et Rapido notamment circuleront normalement.

La circulation sera également perturbée en Flandre, indiquait lundi la société De Lijn. Les voyageurs sont invités à prévoir une alternative mercredi et seront tenus informés de la situation dès 6h du matin sur le site internet de la compagnie www.delijn.be.

A Bruxelles, la gare des bus De Lijn de Bruxelles-Nord, point de départ de la manifestation, sera totalement fermée de 9h à 13h. Les bus ayant pour terminus Bruxelles-Nord seront limités durant cette période aux stations de métro Bockstael, Simonis, Ribaucourt, Madou ou à la place Verboekhoven à Schaerbeek.

La gare de bus de Bruxelles-Midi, point d'arrivée de la manifestation, sera pour sa part totalement fermée de 13h à 17h. Les bus ayant pour terminus Bruxelles-Midi seront limités à Cureghem (Anderlecht), à la gare de Bruxelles-Ouest ou à la station de pré-métro Horta à Saint-Gilles.

"Rien que des miettes pour nous"

Le front commun syndical FGTB, CSC, CGSLB, a choisi comme slogan pour la manifestation nationale de mercredi "Rien que des miettes pour nous". Les syndicats se sont refusés à donner une estimation précise du nombre de personnes attendues dans les rues de Bruxelles. Il y a près d'un an, le 6 novembre 2014, la dernière manifestation nationale avait rassemblé plus de 100.000 personnes.

Le départ du cortège est prévu à 11h30 de la gare du Nord à Bruxelles. Les manifestants rejoindront la gare du Midi via le boulevard Albert II, le boulevard du Jardin Botanique, les boulevards Pacheco, Berlaimont, de l'Impératrice et de l'Empereur, la rue des Alexiens et le boulevard Lemonnier.

Aucune grève générale n'est annoncée pour ce mercredi. Mais des perturbations sont attendues dans de très nombreux secteurs: transports en commun, administrations, enseignement, industrie, entreprises publiques dont Bpost et Proximus. L'accueil des enfants sera assuré dans les crèches, les écoles et un service minimum sera assuré dans les hôpitaux.

Le front commun syndical entend de cette manière "fêter" le premier anniversaire de la coalition fédérale. "Le gouvernement Michel aura un an le 11 octobre prochain. Pour les grandes entreprises et les nantis, cela a été une année très profitable. En revanche, pour les travailleurs, les pensionnés, les malades, les chômeurs, les femmes et les jeunes, bref pour une grande majorité de la population, cela a été une année noire", clame la CSC.

Contre-propositions

"Depuis un an, les mesures du gouvernement ne touchent que les travailleurs, les pensionnés, les personnes qui ont besoin d'une allocation pour vivre et les jeunes qui représentent l'avenir de ce pays", s'insurge la FGTB, ajoutant que le glissement fiscal opéré en juillet par le gouvernement fédéral est "injuste et déséquilibré". "Les employeurs et les lobbies financiers sont dans un fauteuil", renchérit la CGSLB.

A l'occasion de cette manifestation, le front commun syndical a décidé de proposer une série de mesures alternatives à celles proposées par le gouvernement Michel. Celles-ci portent sur l'emploi, le pouvoir d'achat, les pensions, la fiscalité et la sécurité sociale.

Parmi les revendications phares figurent "le respect de l'indexation automatique des salaires et des allocations sociales ainsi que la liberté de négociation", "le rétablissement de l'âge de la pension légale à 65 ans" et "la prise en compte de la pénibilité au travail pour déterminer la durée de carrière et l'âge de départ" ou encore la demande d'une "contribution plus importante des revenus du capital et des revenus immobiliers au lieu d'une augmentation des taxes sur la consommation".