Bagarre au centre d'accueil de Fedasil à Florennes

Des vitres ont volé en éclats et six personnes ont été blessées lors d’une bagarre entre des demandeurs d’asile irakiens et afghans à Florennes (photo archives). La police est intervenue et a procédé à l’arrestation administrative de quatre résidents impliqués. Fedasil, l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile, pointe du doigt la suroccupation de son centre en province de Namur.
BELGA/FAHY

Les incidents ont débuté mercredi en fin d’après-midi au centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Florennes, géré par Fedasil, lorsqu’un groupe de mineurs d’âge afghans qui jouaient au football ont été victimes d’intimidations par des Irakiens. Une cinquantaine de résidents ont finalement été impliqués dans des échauffourées, selon l'Agence fédérale pour l’accueil de demandeurs d’asile.

Quatre résidents, majeurs, ont été arrêtés administrativement par la police et risquent une exclusion du réseau d'accueil. Quatre résidents mineurs d’âge ont quant à eux été transférés vers d'autres centres d'accueil de Fedasil.

Selon l’Agence, la bagarre ne serait pas liée à un problème d'ordre communautaire ou religieux, mais plutôt de promiscuité, de surpopulation dans le centre de Florennes. A plusieurs reprises, la situation est revenue sous contrôle avant de dégénérer à nouveau. La police locale est intervenue sur place avant que la police fédérale ne prenne le relais vers minuit. Le bourgmestre de Florennes, Pierre Helson, et le Secrétaire d'Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken (photo) ont également rejoint le centre d'accueil durant la nuit.

Ce dernier a qualifié la situation d’inacceptable. "Nous sommes particulièrement accueillants, mais il y a des limites. Nous ne pouvons pas tolérer ce genre d’incidents. Ils sont repris dans le dossier des personnes impliquées. Si cela mène à des condamnations, il se peut que la demande d’asile soit déboutée. Nous regrettons que les choses aillent si loin", déclarait Theo Francken (N-VA).

Au moins cinq résidents qui ont reçu des coups ont été légèrement blessés et emmenés à l'hôpital pour examen. D'après Fedasil, ils ont tous pu revenir au cours de la nuit au centre qui a subi des dégâts : des portes ont ainsi été endommagées et des vitres brisées.

La police, le bourgmestre et le gouverneur de la province étaient présents jeudi matin au centre pour contrôler la situation. Le centre de Florennes accueille actuellement 470 résidents, ce qui correspond à sa capacité maximale.