Déjà 352 immigrés clandestins interceptés en Belgique

Le ministre fédéral de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) a renforcé la lutte contre les trafiquants d’êtres humains et les réfugiés illégaux. En l’espace de deux semaines, la police fédérale - qui effectue des contrôles 5 jours par semaine avec 60 à 100 agents déployés sur le terrain - a ainsi interpellé plus de 350 personnes en séjour illégal.

La police fédérale effectue des contrôles dans tout le pays, c’est-à-dire non seulement aux frontières mais aussi le long des routes et autoroutes empruntées par les trafiquants. Elle inspecte aussi les gares de trains internationaux, comme le Thalys, et les aéroports du pays.

Ces deux dernières semaines, quelque 352 immigrés clandestins et deux passeurs ont ainsi été interpellés. Les empreintes digitales des illégaux ont été prises et transmises à la banque de données de la police. En fonction des analyses, ils seront soit dirigés vers l'Office des étrangers - s’ils n’en avaient pas encore trouvé le chemin -, soit vers un centre fermé.

"Il s’agit avant tout de personnes originaires d’Irak, de Syrie, d’Erythrée et de Somalie", expliquait le ministre Jan Jambon (photo) ce jeudi dans l’émission radio "De Ochtend" à la VRT. Certains clandestins interpellés ne veulent pas rester en Belgique, mais veulent par exemple atteindre Calais (France).

D’autres réfugiés sans papiers ne verront pas leur demande d’asile acceptée et seront priés de regagner leur pays d’origine de leur propre gré.

Le ministre Jambon qualifie les actions de ces dernières semaines de succès, mais veut encore renforcer les contrôles. Entre 60 et 100 agents de police y prennent part. Leur nombre dépend des autres missions que doit effectuer la police. Les contrôles ont lieu 5 jours par semaine, mais ces jours ne sont pas fixés à l’avance.