Le cargo échoué Flinterstar ne peut plus être sauvé

Le cargo néerlandais qui est entré en collision mardi à l’aube avec un méthanier des Iles Mashall et a coulé sur un banc de sable au large de Zeebrugge (Flandre occidentale) a de nouveau perdu du mazout pendant la nuit. Mais ce carburant ne menacerait pas le littoral belge. Deux bateaux supplémentaires ont été envoyés en mer du Nord pour endiguer la tache d’huile et cela semble leur réussir. Par contre, le Flinterstar est plus endommagé qu’on n’avait pensé initialement. Son renflouement doit être organisé.
Ricardo Smit

Alors qu’on avait estimé au départ que, malgré sa collision avec le méthanier battant pavillon des Iles Marshall, dans la nuit de lundi à mardi, le cargo néerlandais pourrait encore être sauvé, il est apparu ce jeudi que le Flinterstar était irrémédiablement perdu. Il a en effet été plus endommagé qu’escompté.

Le bateau repose sur un banc de sable au large de Zeebrugge, partiellement sous eau. "Notre cargo a été transformé en une épave en quelques minutes", expliquait son propriétaire Bart Otto de la compagnie maritime Flinter. "La coque du méthanier est entrée sur 7 mètres de long dans le flanc du cargo, ce qui représente environ la moitié du bateau".

Les dégâts sont tellement importants que le cargo ne pourra être renfloué d’un seul morceau. Mais selon Bart Otto il n’y a pas de danger qu’il se fende en deux et qu’il perde ainsi encore davantage de mazout dans la mer. "Il est maintenant totalement stable sur le banc de sable".

La plage belge semble épargnée

Alors qu’une digue a été érigée (photo) pour protéger la réserve naturelle du Zwin d’éventuelles trainées de mazout échappées du cargo néerlandais, deux bateaux supplémentaires ont été envoyés en mer pour endiguer la tache de mazout à la dérive. Et ils semblent y être parvenus. Ce jeudi, le littoral belge semblait en tous cas épargné par la pollution.

Les pompiers des communes du littoral surveillent cependant de près l’évolution de la situation, plusieurs fois par jour, et se tiennent prêts à intervenir si nécessaire. Entretemps, une firme néerlandaise a été désignée pour pomper le reste du mazout du cargo. Il transportait encore 600 tonnes de mazout au moment de la collision.

"C’est du mazout lourd qui est très difficile à pomper lorsqu’il a refroidi. Il ne suffit pas de le pomper avec un tuyau. Il faut d’abord chauffer le mazout, et pour cela il faut un équipement spécial", expliquait l’armateur. Selon lui, ce travail devrait durer "plusieurs jours". Ce n’est qu’après avoir été vidé que le cargo pourra être renfloué vers la côte.

Kurt Desplenter