La grève sur la rail a engendré 13.000 minutes de retard

La grève menée à l’appel de la CGSP-Cheminots a provoqué des retards de 13.158 minutes au total sur le rail vendredi, indique samedi le gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel, précisant que 575 trains avaient par ailleurs été totalement supprimés et 187 partiellement.

Le syndicat socialiste CGSP a mené une grève de 24 heures, débutée jeudi soir, afin de protester contre le plan stratégique pour le rail de la ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant.

Vendredi, 3,6% de son personnel a participé à l'action de protestation. Sur l'ensemble de la journée, environ trois quarts des trains ont circulé. La situation a été plus difficile en Région bruxelloise ainsi qu'entre 16h00 et 17h00, période lors de laquelle seuls 60% des trains circulaient.

Action en justice

Infrabel a décidé de se tourner vers la justice pour dénoncer les actes de malveillance, sabotages et autres dégradations constatés lors de la grève.

Le gestionnaire du réseau ferroviaire a notamment constaté du sabotage d'aiguillages, des intrusions sur les voies, des piquets de grève devant des cabines de signalisation en activité et des actes d'intimidation vis-à-vis du personnel non-gréviste. Des pierres ont aussi été jetées sur des trains et sur les voies, déplore l'entreprise. "Il s'agit là de pratiques extrêmement dangereuses pour la sécurité que nous ne pouvons en aucun cas tolérer."

Les associations d'usagers Navetteurs.be et TreinTramBus partagent le constat du gestionnaire du réseau.
 

La FGTB en recours contre des amendes infligées aux grévistes

Le syndicat socialiste a de son côté introduit un recours en justice contre les deux amendes qui ont été infligées par la police à des grévistes qui bloquaient l'accès à la cabine de signalisation de Bruxelles-Midi jeudi soir. La police a appliqué une décision de justice qui visait à garantir la sécurité de l'ensemble du réseau, souligne de son côté Infrabel.

Dans un communiqué, la FGTB dénonce la requête en référé déposée par le gestionnaire du réseau. Le syndicat socialiste y voit une tentative de mettre fin à la grève organisée depuis jeudi soir par la CGSP Cheminots et une atteinte à l'action syndicale.

"Comme nous l'avions déjà fait à une vingtaine de reprises précédemment, nous avons déposé une requête et obtenu une injonction devant le tribunal. Cette démarche vise uniquement à garantir la sécurité sur le réseau, et pas à casser la grève", répond Infrabel. "Les syndicats en étaient informés."