Augmentation des infections sexuellement transmissibles

Les diagnostics d'infections sexuellement transmissibles (IST) ont augmenté en 2014, en Belgique. Une progression qui s'explique par le nombre plus élevé de tests de dépistage réalisés, selon l' l'Institut de santé publique (ISP), qui conseille d'utiliser systématiquement le préservatif et de se faire dépister régulièrement.

Les diagnostics de chlamydia, gonorrhée et syphilis augmentent depuis 2002, mais cette hausse est proportionnelle à celle du nombre de tests de dépistage réalisés, explique l'ISP, précisant que la Belgique ne connaît pas d'épidémie.

La chlamydia est l'IST la plus fréquemment diagnostiquée en Belgique et touche avant tout les femmes entre 20 et 24 ans. Non traitée, elle peut être à l'origine de problèmes de fertilité, relève l'ISP.

La gonorrhée et la syphilis sont nettement plus diagnostiquées chez les hommes, deux fois plus souvent pour la gonorrhée.

Les trois infections peuvent être guéries et répondent bien aux traitements actuellement disponibles, souligne l'ISP. Les symptômes ne sont pas toujours présents, il est donc conseillé de demander régulièrement un dépistage IST à son médecin.

L'ISP invite aussi les médecins à le proposer spontanément à leurs patients.

"L'utilisation préservatif (masculin et féminin) et du lubrifiant à base d'eau est essentielle pour se protéger et protéger son/sa/ses partenaire(s), sans oublier le recours régulier à un test de dépistage des IST et le traitement de celles-ci en cas d'infection", conclut l'ISP.