"Accueillir des réfugiés près du terminal de Zeebrugge est dangereux"

Les autorités brugeoises se disent inquiètes, dimanche, après l'annonce du choix du conseil des ministres quant aux huit communes qui devront accueillir des demandeurs d'asile supplémentaires dans un avenir proche. Zeebrugge en fait partie, qui devra ainsi héberger 300 personnes.

Le bourgmestre de Bruges Renaat Landuyt (SP.A) et le président du CPAS Dirk De fauw ont réagi dimanche en affirmant "vouloir prendre leurs responsabilités" dans la problématique de l'accueil, mais ont regretté que les autorités fédérales ne les aient pas impliqués dans la recherche concrète des possibilités d'accueil.

"Les autorités fédérales ont trouvé ces possibilités d'accueil sur le site de la caserne Knapen à Zeebrugge, mais les bâtiments existants sont totalement inadaptés à l'accueil de demandeurs d'asile. A cause de cela, on devra travailler avec des unités modulaires", indiquent le bourgmestre et le président du CPAS.

Ceux-ci se disent également préoccupés par l'arrivée éventuelle de trafiquants d'êtres humains. "Héberger les demandeurs d'asile dans les environs immédiats des terminaux du port de Bruges est dangereux. Ils peuvent y tomber entre les mains de trafiquants mal intentionnés, qui leur garantiraient à prix d'or une traversée vers la Grande-Bretagne".

Sur la Côte également, Ostende accueillera 100 demandeurs d'asile supplémentaires, a décidé le fédéral. Johan Vande Lanotte (SP.A), bourgmestre d'Ostende, a précisé dimanche qu'il s'agissait d'un nombre "proportionnel à l'importance de la population locale" et "acceptable", et que les arrivants seraient logés dans des habitations individuelles louées.

Contrairement à d'autres, Ostende se dit satisfaite de la communication sur le dossier. "J'ai bien dû demander moi-même un entretien avec le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken, mais il m'a été accordé", indique Johan Vande Lanotte.

Plus globalement, celui-ci se dit d'accord avec d'autres bourgmestres de la Côte pour affirmer que trop de demandeurs d'asile y sont regroupés. Il est temps selon lui "de travailler effectivement à un plan de répartition".

"On sent bien, ici, que les demandeurs d'asile sont malgré tout à la recherche de possibilités d'entrer en Grande-Bretagne. Récemment, 60 demandeurs d'asile sont encore arrivés en pensant être à Calais".