Risque de perturbations sur le rail à partir de ce dimanche soir

Suite à un préavis de grève déposé par le syndicat socialiste, la SNCB s'attend à des perturbations du trafic entre ce dimanche 18 octobre et ce mardi 20 octobre. Du dimanche 18 octobre (22h) au dernier train le lundi 19 octobre, des actions auront lieu dans le sud-est et le nord-ouest du pays. Ensuite, du lundi 19 octobre (22h) au dernier train le mardi 20 octobre, des actions auront lieu dans le sud-ouest et le nord-est du pays.

Les perturbations sur le rail seront importantes lundi et mardi en raison des grèves tournantes menées par la CGSP Cheminots. Le syndicat compte bloquer les provinces de Namur, Liège, Luxembourg, une partie du Brabant wallon et les deux Flandres lundi. Les provinces du Hainaut, d'Anvers, de Brabant flamand et du Limbourg seront quant à elles visées mardi.

De dimanche 22h00 au dernier train de lundi, des actions auront lieu dans le sud-est et le nord-ouest du pays. Néanmoins, quelques perturbations pourraient déjà avoir lieu dimanche avant 22h00.

Selon la SNCB, qui "condamne" ce nouveau mouvement de grève, le trafic devrait être fortement perturbé dans les provinces de Luxembourg, Liège, Namur et une partie du Brabant wallon, tandis que l'impact sera "relativement limité" en Flandre orientale de même qu'en Flandre occidentale.

De lundi 22h00 au dernier train de mardi, les perturbations seront importantes dans les provinces du Hainaut et une partie du Brabant wallon. Les chemins de fer s'attendent par contre à un impact relativement faible sur le trafic du Brabant flamand, du Limbourg et d'Anvers.

Durant les deux jours, des embarras limités ne sont pas à exclure dans les autres provinces. Les trains internationaux seront également touchés par la grève et aucun Thalys ne circulera entre Bruxelles et l'Allemagne lundi, les trains concernés circuleront uniquement entre Paris et Bruxelles.

Mardi, la situation sera également chaotique et plusieurs trains internationaux (ICE, InterCity, Eurocity, Eurostar, TGV et Thalys) seront supprimés.

La CGSP Cheminots, qui regrette que le mouvement ne soit pas mené en front commun syndical, proteste contre le plan stratégique pour le rail de la ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant (MR), et particulièrement contre "l'hémorragie de personnel statutaire qu'il faut à tout prix arrêter".

Le syndicat déplore encore la décision du gouvernement Michel d'économiser trois milliards d'euros d'ici 2019, avec une perte de 7.000 emplois. La CGSP Cheminots estime irresponsable qu'un plan de démantèlement soit imposé aux chemins de fer alors que le réchauffement climatique et la densité du trafic routier sont des problèmes contemporains majeurs.

Bien que partageant les craintes du syndicat socialiste, la CSC a pour sa part opté, "pour l'instant", pour le lancement d'une campagne d'information sur la vision stratégique du rail élaborée par la ministre de la Mobilité "plutôt que de partir immédiatement dans une logique de grève".

Vendredi dernier, la première journée de grève qui se concentrait sur Bruxelles avait limité le trafic à 50-60% des trains initialement prévus dans la capitale, dans les autres provinces le taux variait entre 75 et 100%.

Selon le gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel, ce sont au total 13.158 minutes de retard qui ont été cumulées. Par ailleurs, 575 trains ont été totalement supprimés, tandis que 187 l'ont été partiellement.