La Région bruxelloise présente un budget en équilibre

Au terme de deux jours de conclave, le gouvernement bruxellois s’est mis d’accord dimanche soir sur le projet du budget 2016 de la Région, inscrit une nouvelle fois en équilibre. Un accord a aussi été formulé sur une réforme fiscale (la taxshift bruxelloise), sur un plan d’investissement pour la société de transports en commun STIB, sur une réforme du soutien aux entreprises et sur l’introduction d’un parcours d’intégration civique obligatoire.

Le gouvernement bruxellois réuni durant deux jours en conclave s'est mis d'accord dimanche soir sur le projet de budget 2016 de la Région, inscrit une nouvelle fois en équilibre. Il a aussi engrangé des accords sur plusieurs projets d'envergure pour les années à venir en Région bruxelloise.

Parmi ceux-ci figure une réforme fiscale caractérisée par une baisse de l'impôt des personnes physiques (IPP) et la suppression de la taxe régionale de 89 euros, compensées par une hausse de la fiscalité immobilière, seulement partielle pour les bruxellois mono-propriétaires et occupant leur bien. Ceux-ci y gagneront dans l'opération, a souligné le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel (Open VLD).

Les ministres du gouvernement Vervoort ont également adopté un plan décennal d'investissements de 5,2 milliards d'euros pour la société régionale de transports en commun STIB, dont les principaux axes sont la construction du métro vers le nord de la capitale et la modernisation des lignes existantes pour en augmenter les fréquences. D’autre part, pour l'année prochaine: les tarifs de la STIB seront gelés. L'abonnement scolaire du premier enfant, actuellement fixé à 120 euros, sera abaissé au même tarif que celui du suivant (50 euros).

Autres engagements pris durant le week-end: le maintien jusqu'en 2020 du tarif des titres-service à 9 euros, assorti d'une baisse de moitié de la déductibilité fiscale qui passera de 30 à 15%, le tout pour privilégier la stabilisation d'un dispositif porteur d'emplois peu qualifiés, a expliqué le ministre de l'Emploi Didier Gosuin.

Selon la ministre Céline Fremault (CDH), le gouvernement bruxellois a également décidé d'instaurer un parcours d'intégration obligatoire axé sur l'accueil, la citoyenneté, la connaissance linguistique et l'insertion socio-professionnelle. Le budget de l'an prochain devrait permettre à 7.000 personnes d'accéder à ce parcours.

Réforme fiscale anticipée

La réforme fiscale, qui devait initialement produire ses effets à partir de 2017, sera partiellement anticipée. Ainsi, dès l'année prochaine, la taxe régionale de 89 euros sera supprimée et les Bruxellois bénéficieront d'une baisse de 1% de l'impôt des personnes physiques (1,5% à partir de 2017).

Dans le même temps, le précompte immobilier sera augmenté de 10 à 12% selon les communes, mais les habitants propriétaires de la capitale verront cette hausse compensée par une baisse de ce même précompte de 120 euros sur le bien qu'ils occupent, dès l'an prochain pour les plus fragiles, et dès 2017 pour tous les autres.

A partir de 2017, le bonus logement sera supprimé, mais l'abattement sur les droits d'enregistrement passera à 175.000 euros pour toutes les habitations de moins de 500.000 euros, ce qui correspond à une baisse de 22.000 euros pour les ménages qui s'établissent durablement à Bruxelles, ont souligné le ministre-président Rudi Vervoort (photo) et le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel.