Les actions sur le rail touchent à nouveau surtout la Wallonie

La seconde journée de grève lancée par le syndicat socialiste des cheminots sur le rail paralyse avant tout le Hainaut, Brabants wallon et flamand, le Limbourg et la province d’Anvers. En Flandre, où le syndicat socialiste se limite à sensibiliser et informer, les perturbations du trafic ferroviaire sont limitées ce mardi aussi. Les embouteillages à l’heure de pointe matinale ont cependant presque atteint un record. Ceux de l'heure de pointe du soir étaient "normaux".

Le syndicat socialiste, qui regrette l'absence de front commun syndical pour cette action de 48 heures, proteste contre le plan stratégique pour le rail de la ministre fédérale de la Mobilité, Jacqueline Galant (MR), et plus particulièrement contre "l'hémorragie de personnel statutaire qu'il faut absolument arrêter". Après avoir mené des actions lundi surtout dans les provinces du Luxembourg, de Liège, de Namur et une partie du Brabant wallon, le syndicat concentre ses actions ce mardi dans le Hainaut, les deux Brabants, le Limbourg et la province anversoise.

Mais tout comme lundi, les perturbations semblent affecter surtout la Wallonie et nettement moins la Flandre. Il faut dire que le syndicat socialiste flamand préfère actuellement mener des actions de sensibilisation et d’information que de grève sur le rail. Le but étant de limiter les embarras pour les voyageurs.

La circulation ferroviaire était "fortement perturbée" dans le sud-ouest du pays dès 6h du matin. Aucun train ne circulait sur les lignes 112 et 118 autour de Charleroi, ni sur la ligne 124 entre Bruxelles et Charleroi, a indiqué Thierry Ney, le porte-parole de la SNCB. Les trains ne circulaient pas non plus sur la ligne 94 au départ de Mons.

Tous les trains ne circulaient pas non plus en Flandre. Ainsi entre Bruxelles et Anvers, seuls 80% des trains roulaient ce mardi matin, à la suite d’annulations de trains à Anvers. Sur l’axe Bruxelles-Louvain-Liège, seuls 80% des trains circulaient, contre 95% entre Ostende et Bruxelles. Dans le Limbourg, aucun problème n’avait été signalé en début de journée.

Trains internationaux affectés

La circulation des trains internationaux est également perturbée ce mardi. Ainsi, la liaison entre Bruxelles-Midi et l’Allemagne et entre Bruxelles-Midi et les Pays-Bas du Thalys est affectée. Les liaisons sont limitées sur le tronçon belge, en tous cas en matinée.

Des problèmes sont également signalés sur les liaisons ferroviaires avec le Luxembourg et les trains IC entre Bruxelles et Amsterdam. Pas de perturbations annoncées par contre pour les trains Eurostar, ni les liaisons ICE entre Bruxelles-Cologne et Francfort.

Pour plus de détails actualisés, consultez le site internet de la SNCB.

Plus de 400 km de bouchons

La grève sur le rail menée par la CGSP-Cheminots et une série d'incidents ont provoqué d'importants embarras de circulation (photo archives) ce mardi matin sur les autoroutes menant à Bruxelles, indiquaient le Centre flamand du trafic et Touring Mobilis.

Comme lundi, en raison de la grève partielle touchant le rail, davantage de navetteurs avaient choisi la voiture pour se rendre à Bruxelles. Ainsi, sur la E40 Ostende-Bruxelles, une file continue s’allongeait d'Alost jusqu'à Bruxelles.

Trois incidents ont aggravé ces embouteillages. Vers 6h, un véhicule en panne à hauteur de Zellik a provoqué des ralentissements sur le Ring intérieur de Bruxelles. Peu après 6h, un accident impliquant deux véhicules est survenu à hauteur du parking de Grand-Bigard sur la E40 Ostende-Bruxelles. Enfin, un accident impliquant quatre voitures a entraîné la fermeture de la bande de gauche sur le Ring intérieur de Bruxelles à hauteur de Strombeek-Bever.

De son côté, Touring Mobilis a annoncé sur son site internet quelque 419 kilomètres de ralentissements mardi aux alentours de 8h. Il fallait alors près de deux heures (113 minutes) pour effectuer le trajet Charleroi-Bruxelles. Ce mardi aura ainsi été le deuxième plus embouteillé de cette année, après un matin hivernal en février dernier où l’on avait mesuré 450 km de files.

Avec 175 kilomètres de bouchons sur les routes vers 17h, l'heure de pointe de mardi soir aura par contre été "normale" du point de vue des embouteillages.