Un cas de tuberculose au centre d’accueil de Coxyde

Le bourgmestre de Coxyde (Flandre occidentale), Marc Vanden Bussche (Open VLD), estime que "la confiance est à nouveau ébranlée" après la découverte d’un cas de tuberculose dans le centre d’accueil pour demandeurs d’asile de sa commune. L’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile Fedasil souligne qu’il n’y a pas de raison de paniquer.
AP2009

"Un homme atteint de la tuberculose a été transporté vers l'hôpital de Furnes", expliquait le bourgmestre Marc Venden Bussche. "J'ai immédiatement averti le service public fédéral Santé publique. Ils vont entamer dès demain une procédure visant à déterminer qui est entré en contact avec cet homme et si d'autres cas existent au sein du camp."

Le bourgmestre de Coxyde se demande comment un tel cas de figure a pu se produire. "L'une de nos premières demandes était de contrôler les demandeurs d'asile. Cela ne semble pas possible en raison de l'afflux actuel. Cela génère une rupture de confiance, car des engagements n'ont pas été respectés. Il me semble que ce n'est pas la politique de Fedasil de prévenir le bourgmestre dans ce cas. Pour eux, la tuberculose constitue peut-être une routine, mais cela ne se passe comme cela ici", explique Vanden Bussche. Il demande maintenant l'assurance qu'un tel cas ne puisse plus se produire.

Une réunion d'évaluation figure au programme de la journée de mercredi. Celle-ci doit notamment évaluer si la capacité du centre doit être relevée. Quelque 300 demandeurs d'asile se trouvent actuellement au sein du centre installé sur la base aérienne de Coxyde (photo).

De son côté, l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile estime qu’il n’y a pas de raisons d’être inquiet. "Nous avons immédiatement pris toutes les mesures nécessaires", précisait la porte-parole Mieke Candaele. "L’homme en question a tout de suite été placé en quarantaine, et toutes les personnes qui ont été en contact avec lui seront testées. On nous a en outre assuré que le risque de contamination était bas".

Candaele rappelle que la tuberculose est diagnostiquée chez un millier de personnes chaque année en Belgique. "Cela se produit de temps en temps aussi dans un centre d’accueil. Ce qui n’est pas étonnant, quand on ne sait pas dans quelles circonstances les demandeurs d’asile ont voyagé".