"Pas de signes de radicalisation dans les centres d’asile"

Il n’y a aucune indication que des extrémistes musulmans se trouvent parmi les réfugiés qui séjournent actuellement dans les centres d’accueil en Belgique, dans l’attente du traitement de leur dossier de demande d’asile. C’est ce qu’a affirmé le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA, photo), ce mercredi en commission de l‘Intérieur à la Chambre.

"Ne lançons surtout pas d’alerte inutile. Actuellement, il n’y a pas d’indications que des combattants pour l’Etat Islamique se trouvent parmi les réfugiés dans nos centres d’accueil", déclarait ce mercredi le Secrétaire d’Etat Theo Francken en commission Intérieur de la Chambre.

Il ajoutait que des récits inquiétants qui pourraient avoir circulé ne reposent pas sur des informations provenant des centres d’accueil-mêmes ou des services de renseignements et de sécurité.

Theo Francken a souligné que les demandeurs d’asile sont longuement interrogés et contrôlés à leur arrivée en Belgique, afin de détecter parmi eux d’éventuels extrémistes musulmans.

Entretemps, les centres publics d’aide sociale des communes ont déjà offert près de 1.500 nouvelles places d’accueil pour des candidats à l’asile. Elles répondent ainsi à l’appel du gouvernement fédéral de créer de nouvelles possibilités d’accueil.

BELGA/FAHY

Suppression d’avantage fiscal pour les demandeurs d’asile

La suppression des avantages fiscaux pour les demandeurs d'asile qui n'effectuent aucune prestation sera intégrée dans une loi-programme d'ici la fin de l'année, a également indiqué ce mercredi en commission de la Chambre le Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration. Theo Francken répondait à une question du député Luk Van Biesen (Open Vld).

A l'instar des allocataires, les demandeurs d'asile peuvent actuellement bénéficier d'un crédit d'impôt même lorsqu'ils n'effectuent aucune prestation, ce que l'actuelle majorité a prévu de supprimer en vertu de l'accord de gouvernement.

Le droit à cet avantage fiscal est lié au statut de contribuable dont bénéficient automatiquement toutes les personnes inscrites au registre national de la population, a souligné Theo Francken. "Nous travaillons à une réforme" mais ce n'est pas évident, car le risque existe de tomber dans une inégalité de traitement entre citoyens. Une des pistes à l'étude est de qualifier singulièrement les demandeurs d'asile au sein du registre de la population.