La prison de Hasselt ouvre une section pour les détenus les plus radicaux

Cette année encore, la prison de Hasselt (Limbourg) va ouvrir une section pour les détenus les plus radicaux. En principe c'était la prison de Bruges qui avait été désignée mais Hasselt a finalement été choisie car elle est plus adaptée à ce type de détenus.
BELGA/JANSENS

Après les vacances de la Toussaint, une formation sera donnée aux gardiens chargés d’accompagner ces détenus.

20 places seront créées à Hasselt et une section similaire sera créée dans la prison d’Ittre, en Brabant wallon. Les contacts systématiques et de longue durée avec d'autres détenus seront évités.

Dans un premier temps, il avait été annoncé qu'une section pour détenus radicalisés serait ouverte dans les prisons de Bruges et d'Ittre. Après un "exercice de rationalisation", lors duquel la charge de travail a notamment été examinée, il a été décidé d'établir cette section à la prison de Hasselt, indique la porte-parole du ministre Geens. "Il est apparu qu'il y avait plus de place à Hasselt qu'à Bruges pour cela."

Au cabinet de Koen Geens, on insiste sur le fait que les détenus radicalisés ne seront pas transférés immédiatement à Hasselt ou Ittre. "Ce n'est que si les thérapeutes ou les consultants ne peuvent pas les faire changer d'état d'esprit qu'ils seront transférés."

La prison de Bruges n’est pas complètement écarté. Comme cette prison dispose d’un département de haute sécurité, on pourra toujours y transférer les détenus radicaux les plus agressifs.

Les prisons de Hasselt et d’Ittre accueilleront les détenus les plus radicaux mais pas ceux qui représentent un risque pour la sécurité.

Plusieurs dizaines de détenus sont incarcérés dans nos prisons pour des faits liés au terrorisme et à la radicalisation. Les chiffres, néanmoins, restent difficiles à établir. Plusieurs exemples ont démontré que les établissements pénitentiaires constituent des lieux propices à l'enrôlement extrémiste.