Le bourgmestre de Coxyde s’estime caricaturé

La commune de Coxyde, au littoral veut un contrôle plus strict des demandeurs d'asile, rapportent jeudi les journaux De Morgen et Het Laatste Nieuws. La station balnéaire envisage notamment des perquisitions menées par des policiers en gilet pare-balles. Pour le bourgmestre Marc Vanden Bussche (Open VLD) il s’agit d’une information gratuite et les choses ont été présentées de manière caricaturale.

Selon les journaux De Morgen et Het Laatste Nieuws, le bourgmestre Marc Vanden Bussche veut que sa police puisse perquisitionner quotidiennement la base militaire qui accueille les demandeurs d'asile, munie de gilet pare-balles.

Il exige également les numéros de GSM de tous ceux qui logent dans la caserne.

L'ensemble des activités des occupants doit être consigné dans un carnet. Et au moindre méfait, la police pourrait retenir une personne pendant 12 heures.

"Il criminalise totalement les demandeurs d'asile. Il se conduit comme un shérif qui perd la tête", commente une personne impliquée, dans De Morgen. Selon le bourgmestre, les demandeurs d'asile sont responsables de graves infractions de toutes sortes dans sa commune. Or, jusqu'à présent, seuls 5 PV dressés par la police les concernent: trois pour l'utilisation d'un réseau wifi privé à proximité d'une maison et deux pour des demandeurs d'asile qui se promenaient sur la plage sans leur badge.

Marc Vanden Bussche et la police locale se sont opposés à l'arrivée de demandeurs d'asile sur le territoire de la commune dès que les autorités fédérales ont annoncé leur venue à Coxyde.

Mercredi, une nouvelle réunion de concertation a eu lieu entre la commune et des représentants du gouvernement et de Fedasil.

Le bourgmestre a réagi à la VRT et a voulu nuancer le contenu de l’article. "C’est totalement gratuit, on fait une caricature des événements. Des perquisitions ne peuvent être menées qu’à la demande de la justice. Le fait de demander les numéros de gsm de ceux qui logent à la caserne c’est une procédure standard qui est utile s’il faut contacter quelqu’un".

Le bourgmestre ne comprend pas non plus ce qu’il y a de mal à vouloir consigner les présences dans un carnet. "On peut ainsi savoir facilement qui est présent dans la caserne. Et je ne vois pas pourquoi les policiers ne peuvent pas porter de gilet pare-balles puisqu’ils sont déjà obligés de le faire lorsqu’ils sont en patrouille".

Dans tous les cas, le bourgmestre ne porte pas le centre de demandeurs d’asile dans son cœur. "Ce centre se considère au-dessus des lois". Mais il ajoute que la manière dont les médias relatent les informations n’est pas correcte. "J’en ai assez d’être traité de la sorte" a-t-il conclu.