Attaque à Flawinne: "La piste terroriste n'est pas privilégiée"

Ce lundi matin, un homme cagoulé a tenté de forcer avec une voiture les barrières d’entrée de la caserne de Flawinne, en province de Namur. Il a ensuite pris la fuite, mais a pu être interpellé vers midi. La voiture a été retrouvée dans les environs de la caserne. L'homme de 32 ans n'est pas connu de la police. Le parquet ne privilégie pas la piste terroriste, plutôt celle d'un acte isolé.

Une voiture a foncé lundi matin, peu après 9h, dans les barrières de la caserne après qu'on lui ai refusé l'entrée dans l'enceinte, a indiqué le substitut du procureur du Roi de Namur. Les militaires "ont pris action pour protéger la caserne" de Flawinne, a confirmé Tony Langone, porte-parole du ministère de la Défense, vers midi. Ils ont tiré une dizaine de coups de feu. Le conducteur du véhicule a alors pris la fuite. Il n'y a pas eu de blessé du côté des militaires. Quelque 650 paracommandos y sont actuellement stationnés.

Un périmètre de sécurité a été dressé bouclant le quartier, a constaté l'agence Belga sur place. La voiture a été retrouvée dans un champ au bord de la caserne, dans la localité de Belgrade, à proximité du terrain de football de Flawinne. Le véhicule de couleur foncée est endommagé.

Son occupant a pris la fuite, mais a pu être interpellé vers midi, à la suite d’une battue. Le parquet se refusait à tout commentaire, mais qualifiait l’incident de "sérieux". L'homme devait encore être entendu ce lundi.

Plusieurs véhicules d'équipe d'intervention spéciale sont arrivés sur les lieux, de même qu'une camionnette du Service d'Enlèvement et de Destruction d'Engins Explosifs (SEDEE). Il a été interdit à quiconque de circuler dans le quartier de la caserne. De nombreux policiers armés étaient présents sur place. Un hélicoptère survolait les lieux en fin de matinée.

Le procureur se veut rassurant

Au cours d'une conférence de presse donnée dans l'après-midi (écoutez la vidéo), le procureur du Roi Vincent Macq s'est voulu rassurant. L'individu qui a foncé lundi matin dans la barrière de la caserne militaire de Flawinne et qui a été interpellé aux environs de midi, est un homme né en 1983, d'origine asiatique et résidant à Namur. 

Il n'est connu de la police que pour un petit fait isolé et ne figurait pas sur les listes de personnes radicalisées. Bien que le parquet et la police veuillent garder toutes les pistes ouvertes, Vincent Macq tenait à souligner que "la piste terroriste n'est pas privilégiée". Il pourrait plutôt s'agir "d'un acte isolé, voire même de l'acte d'un déséquilibré mental". 

D'après le procureur du Roi, l'homme aurait été candidat en 2010 à devenir paracommando. Mais on ignore si ceci est en lien avec l'attaque de ce lundi. L'audition de l'individu à la police judiciaire fédérale de Namur est en cours.

Le bourgmestre de Flawinne a tenu à saluer le "travail d'efficacité des forces de l'ordre" avant de "lever toute inquiétude".

Quant au ministre de la Défense, Steven Vandeput, il a affirmé que le niveau de la menace n'était pas relevé à la suite de cette attaque. Le niveau est actuellement de 2 pour toutes les installations militaires du pays.