Encourager les étudiants à fonder leur entreprise

Le ministre flamand de l’Economie, Philippe Muyters (N-VA), veut donner aux jeunes la possibilité de lancer leur propre entreprise déjà pendant leurs études. Il appelle donc les écoles supérieures et universités à élaborer un programme d’études qui permette aux étudiants d’obtenir un certificat de gestion d’entreprise. L’Agence flamande Entreprise aiguillera dans cette direction les institutions qui se montreront intéressées.

Les étudiants d’écoles supérieures ou d’universités qui veulent créer leur propre entreprise attendent actuellement le plus souvent jusqu’à ce qu’ils aient obtenu un diplôme de Bachelier avant de se lancer. Ce diplôme leur donne automatiquement l’attestation nécessaire pour prouver leur capacité à gérer une entreprise, indépendamment des études qu’ils ont suivies.

Ceux qui veulent déjà lancer leur entreprise plus tôt doivent réussir un examen devant le Jury central, ou suivre un cours d’éducation permanente ou au centre pour les formations d’entrepreneurs axées sur la pratique Syndra.

"Selon moi, le gouvernement a le devoir de créer des facteurs d’encadrement qui encouragent l’entreprise et qui diminuent les difficultés pour se lancer", expliquait le ministre Muyters (photo) lundi. Il venait promouvoir son idée auprès de TakeOffAntwerp, une initiative de la ville d’Anvers et de l’association regroupant l’université et les écoles supérieurs de la métropole, où les étudiants peuvent venir développer leurs compétences dans le domaine de l’entrepreneuriat.

"Je voudrais que les étudiants puissent suivre une formation en gestion d’entreprises pour obtenir plus rapidement une attestation, sans devoir passer par le Jury central, et pouvoir se lancer", précisait le ministre flamand de l’Economie.

Les écoles supérieures et universités qui répondront à l’appel pourront compter sur le soutien de l’Agence flamande Entreprise pour établir un programme d’études ciblé. "De cette manière, le projet s’inscrit dans la législation actuelle. Car si nous devions modifier la législation, il nous faudrait plusieurs années, alors que le problème est urgent".