Négociation pour un pacte de carrière dans l’enseignement

Au cabinet de la ministre flamande de l’Enseignement, Hilde Crevits (CD&V), débutaient ce mardi les négociations avec les syndicats et les représentants des différents types d’enseignements en vue de la conclusion d’un pacte de carrière. Il a pour but de rendre le métier d’enseignant à nouveau plus attrayant. L’attention se portera tout particulièrement sur le recrutement et l’accompagnement de jeunes enseignants, sur la formation continue pour les professeurs plus expérimentés et sur une réduction des charges administratives.

Comment faire pour rendre le métier d’enseignant à nouveau plus attrayant en Flandre ? Et comment éviter que les jeunes enseignants ne quittent le métier après quelques années de travail ? Les partenaires sociaux vont tenter, en dialogue avec la ministre de l’Enseignement Hilde Crevits, de trouver des idées et un accord pour une vision à long terme.

La Flandre compte actuellement plus de 150.000 enseignants dans les écoles primaires et secondaires. Ce n’est pas assez. Au cours des dix prochaines années, l’enseignement néerlandophone aura en effet besoin de 6.000 enseignants supplémentaires par an. C’est d’autant plus difficile que 20% des enseignants qui débutent quittent le métier endéans les 5 années suivantes.

Les discussions de ces prochaines semaines porteront plus particulièrement sur le recrutement de jeunes professeurs, leur accompagnement en début de carrière, la charge de travail que l’on peut leur confier et la garantie d’emploi qu’il faut leur assurer, mais aussi sur les formations continues pour les plus anciens et une professionnalisation de la formation des enseignants en général.

Les enseignants doivent aussi être débarrassés de charges administratives trop nombreuses, pour pouvoir se concentrer davantage sur leur mission pédagogique.

Les partenaires sociaux s’inquiètent du manque de moyens financiers qui leur seront mis à disposition. Les nouvelles mesures coûteront de l’argent et il semble ne pas être disponible en suffisance. Mais ils sont d’accord avec la ministre sur un point : il faut d’abord discuter du contenu du pacte avant de budgéter les nouvelles mesures.

« Nous consacrons 11 milliards d’euros à notre enseignement. Voyons d’abord si l’argent est utilisé de la meilleure manière et discutons du contenu avant de parler de budget supplémentaire », estimait la ministre Crevits (photo) ce mardi.