Explosion mais pas d’incident nucléaire à Doel

Un transformateur du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Doel, à Beveren (Flandre orientale), s’est embrasé et une petite explosion s’est produite samedi vers 23h, mais l’incendie a pu être rapidement maîtrisé. L’incident n’a pas de conséquences directes sur l’approvisionnement en énergie, affirme Electrabel. D’après l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), l’incident s’est produit dans la zone non-nucléaire de la centrale et n’influencera donc pas la décision sur le prolongement de l’activité des réacteurs Doel 1 et 2.

D’après la porte-parole d’Electrabel, Els De Clercq, aucun combustible ne se trouvait dans le réacteur 1, qui est d’ailleurs actuellement à l’arrêt, et il n’y a donc eu aucun danger pour le personnel ni l’environnement de la centrale nucléaire de Doel à la suite de l’embrasement d’un transformateur du réacteur et de la petite explosion dans la zone non-nucléaire.

La centrale dispose de sa propre équipe de pompiers, mais la caserne de Beveren a aussi été appelée en renfort, samedi soir. Les pompiers ont rapidement pu maîtriser le feu. D’après Els De Clercq, pareil transformateur possède aussi un système automatique d’extinction du feu.
 

Les causes de l’incident n’étaient pas encore connues ce dimanche matin, mais l’exploitant Electrabel promet une enquête approfondie. "Nous allons prendre le temps de tout analyser en profondeur", précisait Els De Clercq. L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) sera également impliquée dans cette enquête.

Il était encore impossible de déterminer l’ampleur des dégâts causés par l’incendie. Pour l’approvisionnement en énergie dans le pays, l’incident est de peu de conséquence, étant donné que le réacteur Doel 1 est déconnecté depuis le 15 février dernier, conformément à la loi de sortie du nucléaire qui prévoyait l'arrêt du réacteur après 40 ans d'exploitation. L'incident survenu n'aura donc pas de conséquences directes sur l'approvisionnement énergétique de la Belgique.

Un léger impact a cependant été noté sur le réseau d’approvisionnement en électricité, samedi soir à la suite de l’explosion.

Seul le réacteur 4 fonctionne encore à Doel

Le gouvernement fédéral a décidé en juin dernier de prolonger de 10 ans l'exploitation des réacteurs de Doel 1 et Doel 2, donc jusqu'en 2025. La ministre de l'Énergie Marie-Christine Marghem doit cependant encore faire voter son second projet de loi sur la prolongation des réacteurs, puis signer une convention avec l'exploitant. Si cette convention n'est pas signée au 30 novembre, Doel 1 et 2 seront définitivement fermés.

L'ampleur des dégâts consécutifs à l'incident de samedi soir n'est pas encore connue, mais devra être évaluée avant une éventuelle relance du réacteur. L’AFCN a cependant fait savoir ce dimanche matin, à la suite des critiques exprimées par les partis d’opposition SP.A et Groen, que "l’incident de Doel 1 s’est produit dans la zone non-nucléaire et est donc indépendant du possible redémarrage et de la prolongation de Doel 1 et 2. Pareil incident pourrait se produire n’importe où, dans n’importe quelle usine ou installation", précisait la porte-parole.

Quant à Doel 3, il est - comme Tihange 2 - à l’arrêt depuis le 25 mars 2014 et restera indisponible jusqu’au 1er janvier 2016 pour permettre des tests supplémentaires sur les cuves, où des microfissures ont été découvertes à l’été 2012.