Nouvelles élections en vue à Linkebeek

De nouvelles élections auront lieu le 13 décembre à Linkebeek, a décidé lundi le conseil de la commune à facilités située au sud de Bruxelles. La séance a été perturbée par les agissements de militants flamingants.
BELGA/VERGULT

L'organisation d'un nouveau scrutin fait suite à la démission, le 26 octobre dernier, des conseillers communaux de la majorité francophone de Linkebeek, à l'issue d'un conseil communal tendu (photo) durant lequel ils avaient sollicité en vain la démission d'Eric De Bruycker.

Cet élu de la minorité flamande du groupe Prolink (2 conseillers) avait été nommé bourgmestre par la ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA) le 4 octobre dernier. La démission des élus francophones impliquait un retour aux urnes dans un délai de 50 jours.

Le conseil communal de lundi était à nouveau extrêmement tendu, principalement en raison de la présence dans la salle de plusieurs dizaines de membres des mouvements flamingants Taalaktiekomitee et Voorpost. Ceux-ci se sont fait entendre en fin de séance, au moment où les points sensibles sont arrivés sur la table. Lorsque la majorité francophone a voté une motion réclamant la démission du bourgmestre Eric De Bruycker, un militant a lancé une boule puante et le conseil a été conclu dans la foulée.

Damien Thiéry (LVB) s'en est pris à M. De Bruycker pour ne pas avoir respecté sa promesse de démissionner si une collaboration avec les francophones n'était pas possible. Rik Otten (Prolink) lui a répondu que son groupe ne se laisserait pas oppresser par les francophones. Il a aussi vivement critiqué le nouveau scrutin "qui ne résoudra pas le problème de Linkebeek et n'est organisé qu'à la gloire de Thiéry".

A l'issue du conseil, M. Otten a indiqué que Prolink se réunirait mardi soir pour décider de l'avenir de ses deux élus. Si ceux-ci ne démissionnent pas, seuls 13 des 15 sièges seront en jeu le 13 décembre.