Abaaoud est mort pendant l’assaut à Saint-Denis

L’incertitude a été levée ce jeudi midi sur le sort d’Abdelhamid Abaaoud (photo), considéré comme le probable conspirateur des attentats de Paris et d’attentats (déjoués) antérieurs, et qui était la cible principale de l’importante opération policière menée mercredi matin dans la banlieue parisienne de Saint-Denis. Le procureur de Paris a en effet confirmé officiellement la mort d'Abaaoud, dont le corps a pu être identifié. L’assaut a fait 2 ou 3 morts, dont une femme kamikaze, et mené à 8 arrestations. Mais Salah Abdeslam, qui est activement recherché depuis vendredi, ne figure pas au nombre des personnes arrêtées. Trois sources belges indépendantes et fiables avaient indiqué dès mercredi à la VRT qu’Abdelhamid Abaaoud a été tué pendant le raid policier.

Le jihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats de Paris, a été tué pendant l'assaut des forces de police mercredi à Saint-Denis, en banlieue parisienne, a annoncé ce jeudi midi le procureur de Paris.

"Abaaoud vient d'être formellement identifié, après comparaison de traces papillaires, comme ayant été tué au cours de l'assaut (...) Il s'agit du corps découvert dans l'immeuble, criblé d'impacts", selon un communiqué de François Molins (photo), qui est chargé de l'enquête sur les attaques qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés.

La VRT avait déjà appris mercredi soir de trois sources belges haut placées et fiables qu’Abdelhamid Abaaoud a succombé pendant l’assaut donné mercredi à Saint-Denis. Mais François Molins n'avait pu confirmer le décès d'Abdelhamid Abaaoud avant ce jeudi midi.

"Je ne peux pas encore rendre un nombre (de décès) définitif ni l'identité des personnes décédées", avait indiqué le procureur. Le ministre belge de la Justice, Koen Geens, n’avait pas non plus voulu confirmer le décès d’Abaaoud mercredi soir, s’en tenant à ce que la justice française avait pu lui donner comme confirmations.

Mercredi soir, le procureur de la république de Paris François Molins avait déclaré: "Tout laisse à penser" que le groupe de personnes arrêtées ou abattues mercredi matin lors de l'assaut d'un appartement à Saint-Denis, au nord de Paris (photo), "pouvait passer à l'acte" pour un nouvel attentat. Il soulignait ainsi que de possibles nouveaux attentats avaient pu être déjoués.

L'opération policière a été lancée sur la foi d'un témoignage donné lundi "sur la présence en France d'Abaaoud", cerveau présumé des attentats qui ont fait 129 morts vendredi, a ajouté Molins. Un téléphone a été découvert dans une poubelle à l'extérieur de la salle de concerts du Bataclan, avec le message: "on est partis on commence", a aussi révélé le procureur.

Huit personnes ont été arrêtées. Les principaux suspects Abdelhamid Abaaoud (27 ans, photo) et Salah Abdeslam (26 ans) ne font cependant pas partie des personnes mises en garde à vue, avait indiqué François Molins. On sait entretemps que le premier avait été tué.

L'autre personne décédée pendant l’assaut est une femme, qui a actionné sa ceinture d’explosifs en début d’opération. L’état du corps de cette femme n'a cependant pas permis de l'identifier immédiatement, avait ajouté le procureur de Paris mercredi soir. Ce jeudi midi, la police française indiquait qu'il s'agit bien d'une nièce d'Abdelhamid Abaaoud.