"Le travail n’est pas fini, nous continuons jusqu'au bout"

Interrogé ce lundi matin par le Journal télévisé la VRT, lors d’une édition spéciale, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA, photo) a estimé qu’il était trop tôt pour affirmer que la menace à Bruxelles était moins forte qu’avant l’intervention policière de dimanche soir. "Le travail n’est pas terminé, nous continuons jusqu’à ce que toute la lumière soit faite", a indiqué le ministre.

Jan Jambon s’est montré assez avare en commentaires, ce lundi matin au micro de la VRT, étant donné que l’enquête est toujours en cours et ne doit pas être mise en danger par des détails qui pourraient être révélés. Le ministre de l’Intérieur n’a pas voulu conclure que la grande intervention policière menée dimanche soir avec une vingtaine de perquisitions, essentiellement à Bruxelles, avait échoué étant donné que le principal suspect Salah Abdeslam n’avait pas pu être appréhendé.

"L’opération n’est pas encore terminée. Nous continuons jusqu’à ce que toute la lumière soit faite”, a indiqué le ministre fédéral. Sans vouloir donner davantage d’informations. "Les choses sont très sensibles. Chaque détail donné pourrait faire échouer l’enquête. Si vous installer une défense, et puis que vous indiquez où nous nous trouvons, c’est en général une information intéressante pour d’éventuels attaquants. Nous n’allons donc pas l’annoncer au monde entier", expliquait Jambon.

"Si le parquet fédéral a de nouveaux éléments, nous les communiquerons ce lundi. Mais c’est le parquet qui a la régie en main", précisait le ministre de l’Intérieur.

"Nouvelle analyse aux alentours de midi"

Les conséquences des actions menées à la suite du rehaussement du niveau de la menace en Région bruxelloise ne sont pas claires non plus. Jan Jambon attend que l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) fasse une nouvelle analyse.

"Vers midi, la nouvelle analyse aura été effectuée". Il faut alors encore évaluer si les mesures sévères de sécurité dans la Région capitale doivent être maintenues. Jan Jambon se rend compte que la situation est exigeante "pour la société et les autorités", "mais nous continuons aussi longtemps que c’est nécessaire".