Le déploiement des militaires coûtera 18 millions d'euros

Le déploiement de militaires dans la rue en appui de la police pour assurer des missions de surveillance coûtera 17,9 millions d'euros, a indiqué mercredi le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), en Commission de la Chambre. La partie du coût à charge du SPF Intérieur s'élèvera à quelque 15 millions.

Le coût est une estimation qui couvre la période comprise entre le 17 janvier et le 20 décembre, impliquant à titre de précaution un maintien du niveau 4 de sécurité à Bruxelles jusqu'à cette date.

Le nombre de 1.200 militaires engagés dans cette opération a été évoqué mais le ministre a refusé de le confirmer. M. Vandeput n'a voulu communiquer ni le nombre de militaires déployés, ni les endroits où ils se trouvaient, ni même leurs "rules of engagement".

"Chaque militaire dans la rue est bien formé et bien équipé. Il sait ce qu'il peut faire et ne peut pas faire. Et il sait ce qu'il doit faire pour faire son boulot convenablement", a ajouté le ministre.

A entendre M. Vandeput, la Défense dispose des capacités nécessaires pour poursuivre la mission. "La Défense restera disponible tant qu'il le faudra", a-t-il affirmé.

S'il n'est pas prévu en 2015, le déploiement de soldats issus d'unités logistiques pourra intervenir l'an prochain. A ce jour, aucune décision n'est prise mais le ministre a assuré les parlementaires du bon entraînement et de la formation de ces militaires pour ce genre de mission. Leur engagement sur le terrain aidera à soulager les unités combattantes actuellement déployées et leur permettra, par exemple, de respecter leur planning d'entraînement.

Dans les rangs de l'opposition, Sebastian Pirlot (PS), Georges Dallemagne (CDH) et Alain Top (SP.A) se sont interrogés sur la capacité de l'armée de supporter encore longtemps une telle mission vu les coupes budgétaires auxquelles elle doit faire face.