Pas encore d'accord sur la répartition de l'effort climatique

Les ministres de l'Energie des gouvernements fédéral et régionaux ont abouti dimanche à une nouvelle proposition à formuler à leurs gouvernements respectifs concernant la répartition intra-belge de l'effort climatique, quelques heures avant l'ouverture de la conférence mondiale sur le climat à Paris.

"Il n'y a pas encore d'accord sur la répartition intra-belge de l'effort climatique", a indiqué dimanche soir le cabinet de la ministre fédérale de l'Energie Marie-Christine Marghem (MR), soulignant que les différents gouvernements devaient encore être consultés. La Flandre estime elle aussi qu'il n'existe pas encore d'accord.

Le ministre wallon Paul Furlan avait assuré plus tôt dans la journée que les ministres belges de l'Énergie des gouvernements fédéral et régionaux avaient abouti à "une nouvelle proposition" à formuler à leurs gouvernements respectifs concernant la répartition intra-belge de l'effort climatique.

Interrogé, le cabinet de la ministre bruxelloise Céline Frémault, qui préside la conférence nationale Climat, a confirmé l'existence d'une "proposition de compromis" au bout de 4h30 de réunion entre les ministres, dimanche en matinée.

Mais selon l'une des parties, un accord ne serait même "pas réalisable" à l'intérieur des marges de négociations actuelles des ministres compétents.

Lors du précédent round de négociations, la N-VA avait rejeté une première proposition avancée par les quatre ministres, dont la ministre flamande Joke Schauvliege (CD&V, photo).

Bourgeois: "Bon espoir que nous atterrissions"

Ce lundi, le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA, photo) déclarait à propos des négociations intra-belges sur l'effort climatique: "Nous avons déjà une série d'accords partiels et j'ai bon espoir que nous pourrons atterrir aujourd'hui. Je suis prudemment optimiste".

Il n'a cependant pas voulu se prononcer sur le contenu des accords partiels, ni sur une date limite pour parvenir à un accord complet entre tous les ministres impliqués. "Je ne travaille pas avec des deadlines", concluait Bourgeois.