Des familles anversoises ont rejoint la Syrie avec leur bébé

Depuis le début de l’année, un nombre moins important de combattants provenant de la province d’Anvers sont partis pour la Syrie, par rapport à 2014. Mais pour la première fois, la police a constaté que des familles sont parties emmenant avec elles de très jeunes enfants. Six au total, pour la plupart encore des bébés, indique le décrochage anversois de Radio 2 (VRT).

Au cours de l'année 2015, trois hommes et cinq femmes venant de la province d'Anvers sont partis en Syrie. C’est moins que les sept hommes et six femmes qui avaient quitté la région anversoise pour la Syrie l'an dernier.

Mais pour la première fois cette année, la police a constaté que six très jeunes enfants ont également franchi la frontière syrienne, a appris la VRT.
 

"Les jeunes garçons qui grandissent dans un milieu djihadiste se marient avec des filles qui adhèrent au mouvement et élèvent ensuite leurs enfants selon les mêmes principes", expliquait Peter Bruneel, de la police judiciaire fédérale, sur les ondes de Radio 2. "Il ne s'agit pas d'un problème de sécurité immédiat, mais bien d'un problème de société", poursuit-il.

Au cours des trois dernières années, une centaine de personnes issues de la province d'Anvers ont rejoint la Syrie. Quatorze d'entre elles sont rentrées et font l'objet d'une surveillance de la police. Les autres sont soit décédées, soit se trouvent encore en Syrie.

« Nous tâche consiste à éviter que nous devions réellement empêcher des attentats », expliquait Peter Bruneel. « Il n’y a pas encore eu à Anvers des gens qui voulaient commettre un attentat et qui possédaient des armes ou des explosifs. D’après Bruneel, on n’a pas encore découvert jusqu’ici à Anvers des cellules qui sont prêtes à commettre des attentats.

De Wever : "On ne peut pas tout sécuriser"

Entretemps, le gouvernement fédéral a rendu punissable le fait d’inciter au terrorisme ou de se rendre à l’étranger avec l’intention d’y perpétrer un attentat. Le gouvernement soutient les villes et communes qui sont confrontées au radicalisme. La ville d’Anvers a utilisé cet argent pour engager des personnes qui travaillent spécifiquement contre la radicalisation.

D’autre part, des équipes de réponse rapide, lourdement armées, sont également utilisées. "On peut sécuriser un site, mais on ne peut tout sécuriser", estimait le bourgmestre anversois, Bart De Wever (N-VA, photo), au micro de Radio 2.

"On peut sécuriser un site, mais on ne peut les sécuriser tous", déclarait le bourgmestre anversois Bart De Wever. "On peut sécuriser un site, mais on ne peut les sécuriser tous. Le mieux qu’on puisse faire est de veiller à ce qu’une équipe de sécurité puisse être sur les lieux endéans trois minutes. Une équipe qui soit armée et entrainée pour contrôler ce type de jeune, pour répondre aux tirs, pour le neutraliser ».