De dangereux antidépresseurs administrés à des mineurs

L’an dernier, 4.917 mineurs d’âge se sont fait prescrire, au moins une fois, un antidépresseur dangereux. C’est ce que révèle une enquête des Mutualités chrétiennes dont le quotidien De Standaard se fait l’écho, ce lundi. Cette organisation met en garde contre les effets secondaires de ces médicaments comme par exemple les tendances suicidaires.

On ne connaît pas les raisons pour lesquelles ces médicaments sont prescrits. Le groupe d’âge le plus important qui a reçu ces antidépresseurs est celui de 17 ans. Mais on compte aussi un groupe de 130 mineurs de 5 ans ou même plus jeune. Chez les très jeunes enfants, les antidépresseurs sont utilisés pour traiter l’anxiété et les troubles du sommeil.

Pour les Mutualités chrétiennes, ces chiffres sont alarmants car il sont à nouveau en hausse. Entre 2003 et 2012, il y avait une baisse mais ces deux dernières années on note une nouvelle augmentation de 10%.

"Il s’agit d’un antidépresseur du type ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine)" a déclaré la pharmacienne Caroline Lebbe au Standaard.

A part un produit comme le prozac (Fluoxétine), il vaut mieux ne pas prescrire ces médicaments à des enfants ni à des adolescents.

Les avantages ne l’emportent pas sur les inconvénients. Il y a aussi de sérieux doutes quant à l’efficacité de ces médicaments. De plus les mineurs sont plus sensibles aux effets secondaires.

Parmi ces effets secondaires il y a les comportements d’opposition, l’agression et même les idées suicidaires ou les tentatives de suicide.

Les Mutualités chrétiennes recommandent aux médecins d'opter autant que possible pour la psychothérapie et de ne pas prescrire d'antidépresseurs par facilité ou pour des raisons financières. La mutualité plaide pour une psychothérapie plus accessible aux jeunes et pour que les consultations chez le psychologue soient remboursées.