9 communes se partagent 568.000 euros pour lutter contre la radicalisation

La ministre flamande des Affaires intérieures Liesbeth Homans (N-VA) a décidé de soutenir financièrement neuf communes flamandes dans leur lutte contre la radicalisation. Au total, 568.000 euros seront partagés dans le cadre de projets de prévention. Un montant bien trop faible selon les écologistes de Groen.

Cette somme sera partagée entre Vilvorde, Anvers, Gand, Alost, Maaseik, Menin, Zele, Ostende et Malines.

Le soutien financier des communes concernées entre dans le cadre du plan d’action de lutte contre la radicalisation approuvé en avril dernier par le gouvernement flamand. Les villes et communes seront principalement soutenues dans la mise en application de projets de prévention.

Au total, neuf projets ont été sélectionnés. "J’applique ainsi la promesse de soutien aux communes sujettes à une problématique urgente de radicalisation", souligne la ministre flamande. Si le budget le permet, ces subsides seront prolongés jusqu’à deux fois.

D’après Liesbeth Homans, l’objectif n’est pas de permettre de lancer de nouvelles initiatives. "Les communes doivent, de par leur rôle de régisseur, utiliser de façon optimale les moyens déjà présents et les adapter à la hauteur de leurs besoins, en désignant par exemple un fonctionnaire pour prévenir la radicalisation"

Si le parti d’opposition Groen a salué cette initiative, il estime toutefois que la somme allouée est bien trop faible. "Le fédéral libère 400 millions d’euros. Le montant flamand en représente donc qu’1/800ème", souligne la députée écologiste Elisabeth Meuleman. "Des villes telles que Vilvorde ont besoin d’un soutien structurel", indique-t-elle encore.