"Le plan d’action flamand contre la radicalisation toujours pas exécuté"

Six mois après sa mise en place, le plan d’action flamand de lutte contre la radicalisation n’a que peu très avancé dans la pratique. C’est ce que dénonce le parti d’opposition SP.A. "Des 55 points concrets d’action, à peine 9 ont été effectivement accomplis".

Le plan d’action en 55 points des autorités flamandes avait été mis en place après les attentats de Paris janvier 2015, qui avaient notamment visé la rédaction du journal Charlie Hebdo ainsi qu’un supermarché cacher.

Ces attaques avaient provoqué une véritable onde de choc dans toute l’Europe. Les partis de la majorité et de l’opposition flamande avaient alors travaillé communément pour aboutir en avril à un plan d’action de lutte contre la radicalisation en 55 points.

"A peine 9 points mis en pratique"

"Huit mois après sa mise en place, le plan d’action en question a à peine servi", constate amèrement le SP.A.

"Des 55 points concrets d’action, à peine 9 ont été effectivement accomplis. Le gouvernement flamand continue de traîner dans l’application des 46 points d’action restants. 22 points sont actuellement ‘en exécution’, mais pour l’instant sans résultat sur le terrain. Les 24 autres points n’ont même pas encore été entamés", soulignent les socialistes flamands.

L’exemple du niveau fédéral

Le SP.A s’inquiète par ailleurs de voir que même les récents attentats de Paris qui ont coûté la vie à 130 personnes le 13 novembre dernier, et dont le lien direct avec notre pays a été prouvé, ne semblent pas pousser le gouvernement flamand à accélérer la cadence.

"Ces dernières semaines, aucune décision renforçant la lutte contre la radicalisation n’a été prise. Alors que le gouvernement fédéral a pu immédiatement libérer 400 millions d’euros, le budget flamand n’y accorde que 1,6 million en 2016".

"Absence totale sur le terrain"

Toujours selon les socialistes flamands, les points d’action qui ont été remplis sont des points qui peuvent être facilement réalisés "depuis un bureau à Bruxelles". "Sur le terrain, là où c’est nécessaire, la Flandre est totalement absente".

Le SP.A. dénonce également l’absence d’échange d’informations entre la police et les services de prévention ainsi que d’un programme de déradicalisation des (anciens) détenus.