Le 112 répond parfois en français en Flandre occidentale

Les habitants de villages de Flandre occidentale situés à la frontière avec la Wallonie ou la France sont une nouvelle fois confrontés à des embarras linguistiques. Certains d’entre eux ont en effet reçu une réponse d’un opérateur en français - et non en néerlandais - alors qu’ils avaient formé le numéro d’appel d’urgence 112. Parfois les secouristes dépêchés sur le terrain sont également francophones, plutôt que néerlandophones.

Le cas s’est notamment produit à Aalbeke, une commune rattachée à Courtrai (Flandre occidentale). Le service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) y vient souvent de Mouscron (province du Hainaut), situé en Wallonie (et donc de l’autre côté de la frontière linguistique).

Cela s’explique par le fait que ce service d’urgence est le plus proche d’Aalbeke et est donc en général dépêché sur les lieux. Mais à bord de l’ambulance se trouvent des médecins et infirmiers qui parlent le français. Cela entraine des problèmes parce qu’ils ne connaissent souvent pas bien les lieux, ou parce qu’ils ne peuvent répondre en néerlandais aux patients.

Les responsables politiques dénoncent cette situation depuis quelques temps déjà. "La seule solution, à terme, est de renforcer les règles. Il ne faut pas prendre les décisions depuis un bureau à Bruxelles. Les problèmes avec le numéro d’appel d’urgence 112 ont en effet apparu depuis l’établissement de zones et de durées d’arrivée des secours", explique le député Filip Santy d’Aalbeke.

Le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, a fait savoir qu’il voulait tester un menu au numéro d’appel des services de secours. Ce dernier permettrait de mieux mettre en contact les personnes qui appellent le 112 avec un opérateur qui peut leur répondre dans leur langue maternelle.