Un audit critique l’organisation de B-Fast

Un audit commandé par le gouvernement fédéral serait particulièrement critique envers le fonctionnement de l’équipe belge d’intervention humanitaire rapide B-Fast. Une réforme en profondeur de son organisation est nécessaire, indique l’audit que le quotidien anversois Gazet van Antwerpen a pu consulter.

Le groupe d’intervention humanitaire rapide belge, élaboré à la suite du séisme du 17 août 1999 en Turquie par le gouvernement de Guy Verhofstadt, a été créé officiellement fin février 2003. Il s’agit d’une cellule de coordination de plusieurs services publics - corps de pompiers, protection civile, hôpitaux publics, Défense nationale, diplomatie, notamment - destinée à faciliter l’envoi rapide de premiers secours à l’étranger dans le cas de catastrophes. Les missions de B-Fast sont limitées dans le temps.

D’après un audit commandé par le gouvernement fédéral, et consulté par le quotidien Gazet van Antwerpen, B-Fast est parfois très efficace sur le terrain mais une réforme en profondeur de son organisation est nécessaire.

L’audit avait été commandé après la débâcle de l'opération menée au Népal en avril dernier (photo). Le document de 69 pages a été livré le 23 novembre et servira de base à l'évaluation de l'équipe belge de sauvetage par le gouvernement.

"L'audit montre clairement que B-Fast en tant que plateforme de collaboration interdépartementale est en crise", selon le quotidien anversois. Une longue série de "faiblesses importantes", un processus de décision opaque, un manque de coopération et des tensions entre individus sont notamment soulevés par le document.