Jambon : "Nous sommes passés par le chas d’une aiguille"

Le dimanche 22 novembre, une semaine après les attentats à Paris, "il y avait des indications très sérieuses qu’un attentat puisse être perpétré avant minuit à Bruxelles", révèle le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) dans l’émission du journaliste Faroek Özgunes qui sera diffusée mercredi à la télévision commerciale flamand VTM.

Dimanche 22 novembre dernier, soit une semaine après les attentats sanglants à Paris, un "lockdown" (bouclage) était décrété à Bruxelles. Au total, 19 perquisitions étaient menées dans diverses communes, mais cette action de grande envergure ne conduisait finalement pas à des résultats importants.

Ni armes, ni explosifs n’étaient saisis, et surtout deux suspects des attentats de Paris recherchés au niveau international n’étaient pas arrêtés.

Les perquisitions avaient déjà été prévues de plus longue date, mais en raison de la menace terroriste imminente, les services de l’ordre étaient entrés en action massivement. La police fédérale demandait également à la population bruxelloise et aux médias de ne pas donner d’informations (notamment via les médias sociaux) sur les lieux de perquisitions.

Il n’est toujours pas clair si un attentat a vraiment pu être évité grâce à ce "lockdown". Mais dans l’émission "Faroek" de la chaîne privée de télévision VTM, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon affirme réaliser a postériori que "nous sommes passés par le chas d’une aiguille. Ce dimanche soir-là, il y avait des indications très concrètes qu’un attentat pourrait être perpétré à Bruxelles avant minuit".

L’émission qui sera diffusée mercredi à 22h50 sur VTM a interrogé, outre le ministre Jambon, le ministre de la Justice Koen Geens, la commissaire générale de la police fédérale Catherine De Bolle, et des responsables de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) et du Centre de crise.