Les communes réclament plus d'aide pour l'accueil des réfugiés

Alors que le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) leur envoie ce mercredi une lettre d’explication sur le nombre de demandeurs d’asile qu’elles devront accueillir, les villes et communes de Flandre demandent davantage de soutien financier, que les 20 millions d’euros promis, pour pouvoir assurer un accueil qualitatif.

Les communes belges vont recevoir plus d'explications sur le nombre de demandeurs d'asile qu'elles devront accueillir. Une lettre en ce sens quitte ce mercredi le cabinet du Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken (photo), à destination des bourgmestres et présidents de centres publics d’aide sociale (CPAS).

Le conseil des ministres s'était mis d'accord fin novembre sur un plan de répartition obligatoire de 5.000 demandeurs d'asile. Le gouvernement avait tenu compte de différents facteurs, dont le nombre d'habitants, le total des revenus imposables, le nombre de places d'accueil et le nombre de personnes vivant de l'aide sociale.

La mise en œuvre du plan de répartition n'était pas prévue pour janvier. Il en va donc encore d'un "chiffre indicatif" communiqué aux villes et communes. "C'est basé sur les éléments que nous avons actuellement. Le chiffre peut encore changer quand l'arrêté royal entrera en vigueur. Nous tenons compte de tous les éléments jusqu'à l'entrée en vigueur de l'arrêté royal", indique le cabinet de Theo Francken.

Villes et communes tirent la sonnette d’alarme

Entretemps, les villes et communes de Flandre réclament davantage d’informations sur l’octroi de fonds provenant des autorités régionales pour l’accueil des demandeurs d’asile. Elles ne savent en effet pas quand le gouvernement flamand leur allouera l’argent et estiment de surcroit que les 20 millions d’euros promis fin septembre ne seront pas suffisants.

"Nous ne savons pas encore ce que les autorités flamandes attendent concrètement que nous fassions avec cet argent. Les communes sont avant tout en train de préparer l’accueil, mais nous savons aussi que les réfugiés qui ont droit à l’accueil ont beaucoup de chance d’être reconnus officiellement. C’est pourquoi les communes doivent déjà travailler à l’intégration de ces demandeurs d’asile", explique Nathalie Debast de l’Association flamande des villes et communes.

Elle rappelle certains besoins des communes en matière d’accueil, comme celui de traducteurs qui parlent l’arabe, pour faciliter les communication avec les candidats à l’asile, mais aussi davantage de cours de néerlandais pour les nouveaux-venus. La Flandre doit aussi veiller à offrir des logements à des prix abordables, et à reconnaitre l’expertise des demandeurs d’asile afin de pouvoir les diriger rapidement vers un emploi.