Permis d’environnement recalé pour la prison de Haren

Le collège de l’environnement de la Région de Bruxelles-Capitale a refusé vendredi dernier le permis d’environnement octroyé au consortium Cafasso pour la construction d’une méga-prison à Haren (Bruxelles). C’est ce qu’annoncent plusieurs associations qui luttent contre le projet controversé.

Ces associations, dont Inter-Environnement Bruxelles, avaient introduit des recours contre le permis devant le collège de l'environnement de la Région de Bruxelles-Capitale. Ce collège leur a donné raison vendredi dernier, en recalant le permis. Il épingle l'étude d'incidences sur laquelle repose la procédure d'octroi du permis.

Le collège souligne notamment le fait que l'étude d'incidences s'est concentrée sur le site de Haren sans envisager des sites alternatifs, comme le prévoit pourtant la loi. Il en découle que la pertinence de la localisation à Haren - loin du palais de Justice et proche d'autres sites risquant de créer des problèmes de mobilité - n'est absolument pas remise en question, tout comme l'impossibilité de rénover les prisons de Saint-Gilles et Forest.

Le consortium Cafasso a été retenu pour construire et exploiter, sur le site de Haren, la plus grande prison du pays avec 1200 places (photo). Elle doit remplacer à terme les vieilles prisons bruxelloises de Saint-Gilles, Forest et Berkendaal, qui tombent en ruine.

Après le refus de la ville de Bruxelles, le 19 octobre dernier, de déplacer le sentier du Keelbeek (qui traverse le site en deux), qui empêche la Région de Bruxelles-capitale d’accorder le permis d’urbanisme, le projet de méga-prison s’enlise.

Depuis de nombreux mois, riverains et associations s’opposent au projet. Plusieurs habitants de Haren avaient introduit, avec Inter-Environnement Bruxelles, des recours contre le permis d’environnement. Dans sa décision rendue le 11 décembre, le Collège de l’environnement de la Région de Bruxelles-Capitale donne raison sur plusieurs points aux requérants.