La SNCB investit 1,3 milliard d’euros dans des trains à double étage

La SNCB a passé une première commande ferme de 445 voitures à double étage M7 auprès du consortium Alstom/Bombardier, pour un montant de 1,3 milliard d'euros. Les syndicats sont soulagés par cette commande, essentielle selon eux à la survie de Bombardier Bruges.

Les véhicules à double étage seront livrées entre septembre 2018 et décembre 2021, ont annoncé vendredi lors d'une conférence de presse le CEO de la SNCB, Jo Cornu, et la ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant.

Les voitures commandées se veulent plus confortables, peuvent rouler à 200 km/h et seront équipées des systèmes de sécurité TBL1+ et ETCS.

La SNCB a besoin de 105.000 places d'ici 2023, principalement en conséquence de la mise hors service de son matériel vieillissant et incompatible avec l'ETCS, a rappelé M. Cornu.

Selon le contrat cadre global signé avec le consortium, Alstom/Bombardier fournira jusqu'à 1.362 voitures à la SNCB, pour un montant total de 3,3 milliards d'euros.

Le site brugeois fournira 65 voitures de tête multifonctionnelles et 290 voitures remorques. Les 90 autres voitures de la commande seront fournies par Alstom.

Soulagement des syndicats

Les syndicats du site brugeois du constructeur de trains Bombardier sont soulagés que la commande de la SNCB soit tombée en leur faveur. Ils restent tout de même prudents quant à l'avenir.

"Cette commande est essentielle pour la survie de Bombardier à Bruges", a indiqué Peter Jacobs, de l'ABVV Metaal. "C'est positif à tous les égards, notamment pour l'emploi car la sécurité de l'emploi de 200 des 350 travailleurs est ainsi assurée à partir de 2018. Cela donne également un peu d'air dans l'optique de remplir à nouveau le carnet de commandes, car tous les problèmes ne sont pas écartés."

Le syndicat chrétien (ACV-CSC Metea) reste également prudent. "C'est un grand soulagement, surtout parce qu'il s'agit d'une commande intérieure. On peut ainsi montrer au Canada (siège de Bombardier, NDLR) que nous sommes dans une bonne passe", a expliqué Luc Logghe. "Nous devons toutefois encore veiller à couvrir la période allant jusqu'à 2018, car nous faisons face aujourd'hui à 25% de chômage temporaire et 85 de nos hommes sont actuellement actifs sur le site français de Crespin", a-t-il ajouté.