Un nouveau problème retarde le redémarrage de Doel 3

Engie, la maison-mère d’Electrabel, annonce sur son site de transparence que le réacteur nucléaire Doel 3 (Flandre orientale) ne devrait pas redémarrer avant la semaine prochaine, au lieu de ce lundi 28 décembre, en raison d’un nouveau petit problème constaté à un interrupteur électrique. L’actuelle période de congés de fin d’année retarde l’intervention d’une firme spécialisée et la date de relance du 6 janvier est actuellement avancée.

Une porte-parole d’Electrabel a indiqué à la rédaction de la VRT que le réacteur nucléaire Doel 3 pourrait, selon de nouvelles estimations, redémarrer le 6 janvier. L'information figure également sur le site de transparence d'Engie (ex-GDF Suez), la maison-mère d'Electrabel. Le réacteur devait à l'origine être relancé ce lundi 28 décembre, mais un nouveau problème a retardé la manœuvre.

Doel 3 a été mis à l'arrêt dans la nuit de jeudi à vendredi en raison d'une perte d'eau survenue dans un générateur de la partie non-nucléaire de la centrale. Le réacteur venait de reprendre son activité après un arrêt, qui avait duré du 26 mars 2014 au 21 décembre dernier, dû à la découverte de microfissures dans la cuve en acier.

Selon une porte-parole d'Electrabel, un petit problème a maintenant également été constaté à un interrupteur électrique qui connecte l'alternateur de la centrale au réseau haute-tension.

Afin de résoudre ce problème, Electrabel doit faire appel à une société spécialisée, dont la disponibilité est moindre en cette période de fêtes de fin d'année. "Nous avons revu le planning et tablons maintenant sur un redémarrage du réacteur le 6 janvier".

Quant au réacteur Tihange 1 (photo), en province de Liège, il a redémarré samedi après-midi, après s'être automatiquement arrêté le vendredi 18 décembre à la suite d'un incendie dans une partie non-nucléaire de la centrale.

Le redémarrage du réacteur Doel 1, prévu initialement le 26 décembre, a été reporté au 31 décembre. Doel 2 a lui été redémarré jeudi dernier et tourne à pleine puissance depuis samedi. Il s’agit des deux réacteurs dont la durée de vie vient d’être prolongée de 10 ans, c’est-à-dire jusqu’en 2025.