Sept perquisitions et six interpellations à Bruxelles

Dans le cadre de l’enquête sur le club de motards Kamikaze Riders, sept nouvelles perquisitions ont eu lieu ce jeudi matin (photo d'archives) dans les communes bruxelloises de Molenbeek-Saint-Jean, Anderlecht, Laeken et la commune brabançonne flamande de Leeuw-Saint-Pierre. Au total, six personnes ont été interpellées, pour être entendues. Entretemps, les mandats d’arrêt des deux membres du club qui ont été appréhendés dimanche ont été prolongés d’un mois.

Six suspects ont donc été appréhendés tôt ce jeudi matin à la suite de sept perquisitions menées dans les communes bruxelloises de Molenbeek, Anderlecht et Laeken, et dans la commune de Leeuw-Saint-Pierre en Brabant flamand. Elles sont liées à l’enquête sur le club belge de motards Kamikaze Riders (photo).

Certains membres de ce club, qui feraient preuve d’admiration notamment pour l’organisation terroriste islamiste Etat islamique (EI), auraient apparemment forgé des plans pour mener un attentat à Bruxelles - sur la Grand-Place ou contre le bureau central de police - ce soir de la Saint-Sylvestre. Deux hommes ont déjà été appréhendés dans ce cadre dimanche soir, à la suite de plusieurs perquisitions.

Il n’est pas encore clair si les six personnes interpellées ce jeudi matin sont des membres du club Kamikaze Riders. Elles ont été emmenées pour être entendues, et éventuellement faire l’objet d’un mandat d’arrêt plus tard dans la journée.

Au cours des sept nouvelles perquisitions, du matériel informatique a été saisi, tout comme des GSM et du matériel Airsoft. Il s’agit d’un jeu utilisant des répliques d’armes à feu propulsant des billes de plastique de 6 ou 8 millimètres. Des membres des Kamikaze Riders utiliseraient ce matériel pendant des formations clandestines dans les Ardennes.

Les mandats d’arrêt de Mohamed K. et Saïd S. confirmés

La chambre du conseil de Bruxelles a prolongé ce jeudi les mandats d'arrêt de Saïd S. (30 ans) et Mohamed K. (27 ans), deux membres du club de moto Kamikaze Riders soupçonnés d'avoir planifié des attentats, a indiqué le parquet fédéral. Leurs avocats n'avaient pas demandé la remise en liberté de leurs clients et n'iront donc pas en appel contre la décision de la chambre du conseil.

Les deux suspects nient avoir planifié un attentat ou appartenir à un groupe terroriste. Ils ont été interpellés dimanche matin à leur domicile d’Anderlecht.

Saïd S. est inculpé du chef de menaces d'attentats, de participation aux activités d'un groupe terroriste en qualité de dirigeant et de recrutement en vue de commettre des infractions terroristes, comme auteur ou coauteur. Mohammed K. est lui inculpé du chef de menaces d'attentats et de participation aux activités d'un groupe terroriste, comme auteur ou coauteur.