"Sans signal de la ministre Galant, la grève sera maintenue"

D’après le président national du syndicat socialiste CGSP Cheminots, Michel Abdissi, la grève du rail de 48 heures, les 6 et 7 janvier, ne pourra être évitée que s’il reçoit encore ce dimanche soir un signal de la ministre fédérale de la Mobilité, Jacqueline Galant, à propos de garanties sur l’emploi statutaire. Les syndicats chrétien et socialiste flamands ont déjà annoncé le 31 décembre qu’ils levaient le préavis de grève et privilégiaient la négociation. Les syndicats francophones veulent à priori maintenir l’action de protestation, à moins d’un signal clair de la ministre de tutelle. Le gouvernement fédéral a rappelé que tous les préavis de grèves devaient être levés avant qu’il n’engage un médiateur social.

"Si pour ce soir à 22h, je n'ai pas un signal de Madame Galant disant très clairement que nous allons avoir une possibilité d'assurer un emploi statutaire en quantité et en qualité pour sauvegarder les services publics", la grève sur le rail sera maintenue, déclarait ce dimanche le président national de la CGSP Cheminots, Michel Abdissi, dans l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" de la chaîne de télévision privée RTL-TVI.

Du côté de la ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant (photo), on explique que la position n'a pas changé. "La position du gouvernement a toujours été de mettre en place une médiation, avec un conciliateur, une fois que le préavis de grève serait levé", rappelle la porte-parole Axelle Pollet.

Le syndicat socialiste CGSP renvoie la balle à la ministre de tutelle. "J'ai un laps de temps de 48 heures pour confirmer que la grève aura bien lieu à partir du 5 janvier à 22h", indique Michel Abdissi. "Le médiateur ne va rien apporter. C'est ça la différence de sensibilité entre le Nord et le Sud (du pays)."

Les syndicats chrétien et socialiste flamands des cheminots ont en effet déjà annoncé le 31 décembre qu’ils levaient le préavis de grève et privilégient la concertation avec le gouvernement et la direction de la SNCB, avec l’aide d’un médiateur social. Le front commun syndical s’effrite donc, les ailes flamandes et francophones étant à présent divisées sur le maintien ou pas de la grève de mercredi et jeudi prochains.

Et la grève de 72 heures ?

Le président national de la CGSP Cheminots a également annoncé que la date de la seconde grève pour laquelle un préavis avait été déposé - prévue initialement les 21, 22 et 23 janvier et postposée à la demande des étudiants, qui seront en examens - sera déterminée lorsque les syndicats prendront connaissance des dates précises de fin des examens du côté francophone et néerlandophone. D’après Michel Abdissi, la nouvelle date serait prévue "début février".

Le préavis de grève avait été déposé en réaction à l'échec des négociations sur le protocole d'accord social 2016-2018 et aux mesures d'augmentation de la productivité dans les chemins de fer.